24/07/2026

Rien de rien


Le numéro 18 - octobre 2026 de la revue LA MOITIE DU FOURBI - En précommande


« Rien de rien », dix-huitième livraison de la revue, est annoncé pour le mois d’octobre. Les souscriptions sont ouvertes, et vous pouvez d’ores et déjà précommander vos exemplaires à tarif et frais de port réduits.

Ce n’est pas le moindre paradoxe du mot « rien » que d’avoir signifié, à l’origine : « quelque chose ». En ancien français, on disait : « Je ne fais rien » tout comme on disait : « Je ne bois goutte » ou « Je n’avance pas ». La négation a fini par migrer dans les substantifs eux-mêmes. Il est toujours étonnant de voir comme notre langage, à la longue, finit par métaboliser le vide qui le travaille.

C’est de cela qu’il est question dans ce numéro. Et sans doute la moitié du fourbi, toujours curieuse des appels d’air et friches qui hantent la littérature, trouve-t-elle là son sujet le plus naturel. En amont de l’écriture même, seize nuances du rien s’y côtoient, choisies par nos contributeurs, comme toujours, en toute liberté. Elles touchent aux procrastinations, au tremblement de l’inachevé ; dressent des monuments aux vaincus oubliés ou aux poètes de l’absence ; interrogent la vacuité des signes qui nous empoisonnent.

L’ de l’Oulipo est fidèle au rendez-vous : Louise Rose, jeune recrue de l’Ouvroir, nous livre trois petits poèmes de rien. Du côté des arts visuels, nous publions des dessins du photographe Benoît Grimalt, extraits de son ouvrage 16 photos que je n'ai pas prises, élégies pleines d’humour du regret photographique, mais aussi commentaires sur les frontières de son métier. Pourquoi y-a-t-il des photographies qu’on ne prend pas ? — Parce que, répond l’auteur, « Les plombiers ne vont pas au restaurant avec leur caisse à outils. »

Jane Sautière, quant à elle, s'est associée au photographe urbain Myr Muratet pour explorer les marges impensées de Paris : il est question de la présence des absents, de la trace des sans-abris, de la persistance troublante des herbes dans les friches.

Depuis une dizaine d’années, le comédien et auteur David Geselson poursuit un travail théâtral et littéraire de réinvention du métier d’écrivain public , recueillant auprès de gens « qui portent une lettre en eux, une lettre qu’ils n’ont jamais pu écrire » les paroles en souffrance, pour les donner à entendre sur une scène de théâtre. Une sélection de textes issus de cette aventure, Lettres non-écrites, est parue cette année aux éditions Tripode : dans une conversation avec la m/f, l’auteur explique le sens de son projet.

On parlera de tout et de rien dans ce numéro : par exemple, des délices et troubles de la procrastination, racontés par Anthony Poiraudeau. Des pannes de désir ou d’inspiration, symptômes anthropologiques auscultés par Hélène Gaudy. Des silences de John Cage, de Rauschenberg et de Merce Cunningham, écoutés attentivement par Antoine Gautier, dont c'est la troisième contribution à la revue (n°9, n°15). Du grand rien de la guerre et de son reportage, sous la plume voyageuse de Zoé Balthus.

Et encore, de Jeno Buzansky, footballeur de légende, régnant au panthéon des vaincus ; du vide hypnotique de l’IA ; de Victor, l’enfant sauvage. De Beckett, Saint Augustin, Broch et quelques autres, revisités par Noëlle Rollet avec, en bande-son, le refrain de l’immortelle Bonnie Tyler : « Nothing I can say / A total eclipse of the heart. »



Jusqu’au 27 septembre, précommandez vos exemplaires au tarif exceptionnel de 13 €, plus un euro seulement pour frais de port. Vous recevrez vos commandes chez vous, quelques jours avant la sortie officielle.



24/07/2026

Mort à ma place


Jack Boland


Jack est un simple soldat muté mitrailleur et démineur dans un petit village de l’Algérois, protégé par la troupe. Le lieutenant Kobert lui ordonne de tirer sur des Arabes innocents se tenant sur un souk en plein air, après qu’un soldat fut blessé par une balle. Jack refuse et met Kobert en furie. Un jour où ce démineur est bloqué à l’infirmerie, suite à une sévère fièvre de paludisme, le lieutenant désigne un autre soldat pour neutraliser un engin qui bloque son convoi. Le malheureux est tué par l’explosion de cette mine à laquelle il avait dit ne rien connaître du fonctionnement. On remontera son corps enroulé dans des toiles, et le placera dans la chambre voisine de Jack. Lors d’un fort accès de fièvre, Jack défera les linges recouvrant le mort et découvrira qu’il s’agit de son meilleur copain Michel. Alors, décidé de le venger et de le punir des tortures infligées aux prisonniers et aux innocents rencontrés et abattus pour son plaisir lors d’opérations, un projet de meurtre s’organise dans la tête de Jack…






Une note de lecture de

Marc Page


22/07/2026

Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable


Du 16 mai au 12 septembre 2026 - Centre Photographique Marseille - 74 rue de la Joliette 13002 Marseille


Figure majeure de la photographie à Gaza au milieu du XXe siècle, Kegham Djeghalian Senior (1915-1981) a documenté la ville et ses habitants pendant près de 40 ans. Rescapé du génocide arménien, il fonde en 1944 le premier studio photographique professionnel de Gaza : Photo Kegham.

Cette exposition organisée en quatre thématiques, est conçue par son petit-fils Kegham Djeghalian Junior - artiste et enseignant - qui ravive ici cet héritage tout en explorant la notion d’« histoires interrompues. » En 2018 il découvre trois boîtes rouges enfouies au fond d’un placard chez son père au Caire. Remplies de négatifs, de documents et de souvenirs familiaux, elles révèlent non seulement la vie de son grand-père, mais aussi témoignent d’une mémoire plus vaste de Gaza.

D’abord centrée sur la figure de son grand-père, la recherche de Djeghalian Junior s’ouvre progressivement à une lecture élargie et non linéaire de l’histoire visuelle de Gaza. En refusant dates et légendes, il interroge la nature même de l’archive et fait émerger le potentiel de ce qu’il nomme une unmade archive : une archive ouverte, inachevable, réfractaire à toute clôture. Préférant une approche typologique à une organisation chronologique, ses installations photographiques esquissent, avec subtilité, une historiographie alternative de Gaza ...



20/07/2026

Toute une vie à s'éteindre - Chronique d'un foyer de travailleurs immigrés


Hacène Belmessous


Rhin et Danube, c’était son nom, fut une usine à dormir, qui hébergea jusqu’à quatre cents hommes durant les années 1960 et 1970. L’auteur s’y était rendu, intrigué par ce bâtiment, et ces hommes en fin de vie lui avaient demandé de raconter leur histoire française. Toute une vie à s’éteindre est leur testament.
Ce récit est une chronique à vif et sensible qui témoigne du destin mortifère de ces «machines à vivre». Venues de leur campagne, à la demande de l’État et du patronat français, redresser une France exsangue après quatre années de guerre, ces figures obscures ont fait ce que l’on attendait d’elles : reconstruire nos routes, nos voies ferrées, nos logements et nos hôpitaux; suer dans nos usines ; descendre dans nos mines; faire tourner nos industries, etc. Leurs confessions déroulent des vies banalement tragiques. La vingtaine conquérante, ils avaient fui l’Algérie pour subvenir financièrement aux besoins de leurs familles. Ils étaient arrivés en France avec l’espoir de rentrer au pays la fortune plein les poches. Ils ont finalement achevé une existence résignée dans un foyer miteux, perclus d’arthrose, affaiblis par le diabète et le cholestérol, se déplaçant au ralenti. Ces hommes sont aujourd’hui morts.

Toute une vie à s’éteindre rend hommage à ces hommes et évoque en creux la tragédie française des travailleurs immigrés.




Préambule de l'auteur

Hacène Belmessous

dans

ENTRE LES LIGNES ENTRE LES MOTS


20/07/2026

Bâtir


Une pièce de Salim Djaferi - du vendredi 17 juillet 2026 au vendredi 24 juillet 2026 - Festival d’Avignon. Théâtre Benoît XII - 12 rue des Teinturier, 84 000 Avignon


Présentation dans LA TERRASSE, le 30 mai 2026 :



"Dans Bâtir, Salim Djaferi relate son enquête personnelle et scientifique sur les liens entre colonialisme et urbanisme. Pour déconstruire les imaginaires projetés sur les corps racisés.

« Dans mon premier spectacle, Koulounisation (2021), je partageais mon enquête sur la colonisation de l’Algérie en interrogeant les relations entre langage et identité. Ma deuxième création, Bâtir, s’inscrit sur bien des points dans la continuité de ce travail. Le lien est déjà humain : je retrouve une bonne partie de mon équipe, et invite de nouvelles personnes comme la dramaturge Hanna El Fakir à la collaboration artistique et à la recherche Janoé Vulbeau, docteur en histoire et sciences politiques. De nouveau, il s’agit d’une enquête à la première personne, où le document tient une place centrale. Tout commence par ma découverte de l’architecte français d’après-guerre Fernand Pouillon dans le cadre d’une exposition lors de l’édition 2018 des Rencontres photographiques d’Arles. J’ai ressenti une forte familiarité devant les clichés de grands ensembles qu’il a construits dans l’Algérie, qui était alors française. Ces cités ressemblent à s’y méprendre à celles où j’ai grandi, en Seine-Saint-Denis et où j’ai aimé vivre mais dont les bâtiments étaient de très mauvaises constructions en état de détérioration avancé ..."



19/07/2026

De vous à nous - Paroles de Sète

suivi de ETC


Laurence Vielle et Aurélien Dony


Cet ensemble de textes a été écrit à quatre mains : les deux mains de Laurence Vielle et les deux mains d'Aurélien Dony. Les deux comparses ont rédigé chacun.e leur partie, les entremêlant souvent, les enchâssant toujours, perdant parfois le fil de leur propre parole pour n'en faire plus qu'une.

Pour le lecture, vous pouvez vous figurer que le texte en italique est porté par la voix d'Aurélien, le texte romain par la voix de Laurence. Les passages en gras, dans le texte, sont portés par les deux voix.

Ces mots ont été glanés chaque jour dans la ville de Sète, au bar Le Chaland, en juillet 2025, et partagés dans la foulée aux participant.es de l'atelier d'écriture donné par les deux ami.es durant le festival Voix Vives.



19/07/2026

L’écoféminisme : vers un nouveau roman ?


Un article de Danièle Pétrès, dans L'INVENTOIRE, le 18 juillet 2026


"J’ai rencontré Anna Meril et Louise Browaeys à L’Autre Thé en juin dernier, où elles étaient venues renouveler l’exercice de « la rencontre en librairie » pour parler sans médiateur de leur livre; Les fruits rouges, et Bleue comme la rivière. Pourquoi finalement ne pas échanger ses impressions de lecture, à bâtons-rompus dans un salon de thé, et sortir de l’exercice obligé et chronologique habituel ? Pourquoi ne pas aussi rendre le moment plus vivant, normal, pourquoi ne pas descendre du piédestal de l’Autrice pour simplement parler de littérature ? ... "



18/06/2026

Aurélien Dony - 39e Semaine de la poésie / Clermont-Ferrand 2026


Aurélien Dony, poète belge francophone, metteur en scène et interprète, multiplie les expériences poétiques avec pour objectif de sonder les potentialités du poème.



18/07/2026

Quand la ville se lève


Du samedi 4 juillet 2026 au jeudi 23 juillet 2026 - Avignon Off. Le 11 - 11 boulevard Raspail, 84000 Avignon



Texte et mise en scène : Charlotte Lagrange


Alors que des agriculteurs s’apprêtent à incendier la maquette d’une ville qui va détruire leurs terres, l’architecte du projet voit ressurgir un souvenir qui la hante : le combat qu’a mené sa mère pour ne pas être expulsée de son appartement. 

Dans cette fiction documentée, Charlotte Lagrange explore la mécanique implacable des expulsions et des résistances, de l’exode rural à la gentrification. À travers une polyphonie féminine transgénérationnelle, les histoires se croisent sous la lumière inquiétante d’une lune rouge, faisant surgir les luttes passées et présentes pour habiter le monde.




18/07/2026

L’été chez Colette


En juillet et août 2026, à La Maison de Colette -  8-10 rue Colette -  89520 Saint-Sauveur en Puisaye


L’été, c’est la saison des festivités et des festivals. L’occasion de partir à la rencontre d’oeuvres connues ou moins connues, et des artistes qui les font revivre, savent nous les rendre présentes. Au mois de juillet et au mois d’août, nous aurons le plaisir de retrouver dans le cadre enchanteur de la cour du Pâtis, à l’arrière du Musée, au-dessus des toits de Saint-Sauveur, face aux bois de Puisaye, 5 comédiennes amies, fidèles de notre programmation : Béatrice Agenin, Marianne Denicourt, Andréa Ferréol, Françoise Gillard, de la Comédie-Française, et notre marraine, Sabine Haudepin pour deux créations colettiennes exceptionnelles.

L’occasion de “prendre le chemin du retour”, de reparcourir la maison natale et ses jardins, de découvrir en avant-première la cour et les communs avant l’inauguration de cet automne, de revisiter le musée et de découvrir l’exposition “Les Maisons de Colette”, de chercher un peu de fraîcheur et de “sauvagerie” dans les bois et au bord des étangs de Puisaye, sur les pas de Colette.


  • Le Toutounier : Vendredi 31 juillet 2026 de 19h à 20h >>>
  • Deux grrrandes amies : Samedi 8 août 2026 de 19 h à 20 h >>>

17/07/2026

Vacances d'été : comment trouver une librairie indépendante près de vous


Un article de ACTUALITTE.com, le 17 juillet 2026


Les associations régionales de librairies indépendantes lancent la deuxième édition de la campagne #TrouveTaLibrairie. Pensée comme un outil pratique pour les lecteurs en vacances ou en déplacement, l’opération permet de localiser rapidement une librairie indépendante proche de son lieu de séjour.

Le principe est simple : que l’on se trouve en bord de mer, à la montagne ou en escapade urbaine, il suffit de saisir le nom d'une commune ou son code postal. #TrouveTaLibrairie oriente alors automatiquement vers le portail régional des librairies indépendantes de la destination concernée.

Une fois redirigés, les lecteurs peuvent accéder aux sélections estivales, aux coups de cœur des libraires, à l’agenda des animations, aux services de commande et de retrait en librairie, ainsi qu’aux livres numériques et audio. Selon les régions, des bons cadeaux utilisables dans tout le réseau sont également proposés ...



17/07/2026

Dessine-moi une orthographe


Les invité.es des linguistes atterré.es


Nouvèles en ortografe exploratoire.

On a l’habitude de confondre la langue et son orthographe. Mais la langue a longtemps fonctionné sans orthographe, qui n’est que son code graphique, une convention qui a grandement évolué au cours des derniers siècles.

Vous aussi vous avez du stile mais pas forcément d’ortografe ? L’idée d’entrer dans un atelier de création ortografique vous entousiasme ? Alors vous alez adorer ce livre !

Nous, Linguistes atterré·es, encourageons l’apropriation exigeante, la remise en question et l’aproche créative de notre code grafique. Pour amener le public à jouer avec l’ortografe, à inventer de nouvèles règles, à relever le défi de proposer un sistème uni, coérent et pertinent pour le français, nous avons organisé un Concour de nouvèles en ortografe exploratoire sur le tème « été ». 94 persones de diférents pays nous ont envoyé leur nouvèle. Un jury de 40 spécialistes de la langue en a sélectioné neuf pour la pertinence du sistème ortografique proposé et leur qualité litéraire. Vous les découvrirez dans ce recueil.

Lire du français dans une autre ortografe, c’est un peu come revenir en enfance. On retrouve la sensation d’éfort cognitif que demande la lecture mais aussi la fraicheur d’une (re)découverte.



16/07/2026

Les éditions ABRAPALABRA


Une maison d'édition belge francophone spécialisée dans la poésie


Les éditions ABRAPALABRA - anciennement l'Arbre à paroles - publient une dizaine de titres par an. Elles se veulent un espace d’expression libre, ouvert sur le monde qui nous entoure. Son mantra : « Que s’ouvre la parole, comme une incantation. »

Les éditions Abrapalabra se veulent un espace de création libre dans lequel l’écriture poétique n’a pas de frontière pour que s’ouvre la parole, comme une incantation. La poésie est omniprésente si nos yeux acceptent de la voir et c’est ce que les éditions Abrapalabra, en un coup de baguette magique, cherchent à rendre visible.



16/07/2026

Secrets de famille



Numéro 390 de la revue SCIENCES HUMAINES (juillet/août 2026)


Inceste, mensonges, trahisons... Le poids des silences ; les effets des révélations.

Taire une adoption, gommer la collaboration d’un aïeul pendant la Seconde Guerre mondiale, dissimuler un amour impossible : dans presque toutes les familles, il existe des zones d’ombre, des sujets qu’on n’ose mettre en mots. Si discrets soient-ils, ces silences ne sont jamais neutres. Ils façonnent les liens, traversent les générations, pèsent sur ceux qui en sont dépositaires autant que sur ceux qui en sont exclus. Le secret de famille est une réalité psychique et sociale, longtemps cantonnée au versant clinique, dont les sciences humaines se sont progressivement emparées.

Avant d’être familial, le secret est d’abord une relation. Étymologiquement, le mot vient du latin secretum, participe passé du verbe secerno, formé de se - (séparation) et de cerno (trier, distinguer). Séparer le bon grain de l’ivraie, la métaphore est limpide. Ce qui constitue le secret n’est pas la chose en soi, mais le savoir de la chose et la « relation à un autre (collectif ou individuel) construite autour de ce savoir dissimulé » 1 . Il y a nécessairement un dépositaire, celui qui sait, et un exclu, celui à qui on cache quelque chose. C’est précisément cette structure relationnelle qui confère au secret sa puissance, en créant du lien, en distribuant les rôles, en organisant les hiérarchies de l’intime ...




16/07/2026

Maintenant je n’écris plus qu’en français


Du 4 juillet au 23 juillet 2026 - Avignon Off - Le 11 - 11 Boulevard Raspail, 84000 Avignon


Texte et interprétation Viktor Kyrylov


À Moscou, un comédien ukrainien voit ses espoirs brisés : la guerre transforme son rêve en trahison.

Viktor, jeune ukrainien de 20 ans, se trouve à Moscou le 24 février 2022 lors de l’invasion russe en Ukraine. Il y vit depuis 3 ans, réalisant son rêve d’enfance : intégrer la plus prestigieuse école de théâtre russe, le GITIS. Il fait alors face aux bouleversements provoqués par la guerre : l’amour devient la haine, les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Le rêve d’enfance devient une trahison à son peuple.

Maintenant je n’écris plus qu’en français est une histoire ukrainienne. Elle nous plonge dans un conflit qui traverse des siècles de destins mêlés entre deux peuples et met en lumière le rapport qu’ils entretiennent aujourd’hui. Le récit intime et les circonstances politiques et historiques s’entrechoquent : la famille et la patrie, la jeunesse et la mort, la haine et l’amour, la trahison et la culpabilité … Le spectacle pose une question essentielle : pourquoi combat-on ?




Avignon 2026

Une sélection de pièces


16/07/2026

« Une aventure de langue »


Un entretien avec Marie-Hélène Lafon, le 14 juIllet 2026, paru dans EN ATTENDANT NADEAU


Comment les livres apparaissent là où il n’y en avait pas – dans un monde non pas hostile mais étranger au livre ? Et comment cette rencontre avec un premier livre engendre une accoutumance bientôt devenue un désir ? Souvent, l’appétit pour les livres se confond avec un besoin d’émancipation matériel et spirituel. Le passage à l’écriture s’accomplit plus tard sur ce même élan. C’est le cas pour Marie-Hélène Lafon comme ça a pu l’être pour Jean Gionno ou pour Réjean Ducharme. Il arrive aux livres, lus et écrits, de redistribuer les légitimités.


Née dans une famille paysanne, Marie-Hélène Lafon grandit dans le Cantal, dans une ferme isolée à 1 000 m d’altitude, dans la vallée de la Santoire. Cette terre du Cantal, ce monde paysan de son enfance, vont nourrir son œuvre ...



15/07/2026

À la recherche de Virginia Woolf


Sur France Culture, le 4 juillet 2026


Virginia Woolf n'a cessé de faire de la littérature une exploration de la conscience, du temps et de la fragilité des êtres. Henriette Levillain restitue le parcours d'une écrivaine dont l'œuvre, plus d'un siècle après ses débuts, demeure d'une étonnante modernité.

Parmi la littérature britannique du XXᵉ siècle, l'œuvre romanesque de Virginia Woolf est entourée d’un éclat particulier qui n’a rien perdu de sa brillance et qui donne le goût d’en éclairer les ressorts, d’en restituer le contexte, d’en explorer le décor.

Son destin fut marqué, jusqu’à son suicide, le 28 mars 1942, par un mélange de douleurs intimes et de fulgurances créatrices que le temps n’a pas affadies. Les féministes ont fait une icône d’une autrice dont les frustrations d’adolescence ont animé les combats contre la domination masculine. Les psychiatres s’interrogent toujours sur la nature de son mal-être. Le cinéma, le théâtre, la télévision se sont successivement emparés d’elle.

Mais aucune de ces productions ne peut suffire à rendre compte de la continuité d’une puissance littéraire fondée sur des angoisses récurrentes et de fragiles bonheurs, lorsque les livres avaient pris leur forme et trouvé leur public ...



15/07/2026

Cataclysmes, lectures et série estivale


Sur son blog, Pierre Ahnne vous propose son choix de livres pour cet été


"Ne nous laissons pas submerger par les cataclysmes en cours ou à venir, qu’ils soient climatiques, technologiques ou politiques. Souvenons-nous que la lecture est une activité immobile, non polluante, qui ouvre les plus courts chemins vers les lointains et le tout proche.

 

Comme tous les ans, mais peut-être plus que jamais, voici quelques suggestions, inspirées par mes découvertes des six derniers mois…"




14/07/2026

À très bientôt à Avignon ou à Fontaine-Guérin !


Une information du Nouveau Théâtre Populaire à propos du FESTIVAL et de la TOURNEE DES VENDANGES - à la Maison du Théâtre 8 rue Célestine Garnie 49250 Fontaine-Guérin (Les Bois d’Anjou)


Pour cette nouvelle édition, qui se déroulera du 11 au 27 août 2026, retrouvez les plus grands succès du Festival ! 

Nous avons décidé de donner une seconde vie à quatre spectacles qui ont été créés il y a plus de dix ans, et qui ont pourtant laissé un souvenir mémorable à la troupe comme au public. Vous pourrez voir – ou revoir, si vous avez été de la première heure – Tailleur pour Dames de Feydeau (2011), Une histoire de Paradis d’après un conte Yiddish (2012), Le Cercle de Craie Caucasien de Brecht (2013) et La Cerisaie de Tchékhov (2014). 

À ces reprises s’ajoutera une création jeune public, librement adaptée de Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne.


  • Plus d'informations
  1. Pour le Festival
  2. Pour la Tournée des vendanges

14/07/2026

Le Tartuffe


Du 14 au 25 juillet 2026, salle La Scala 600 par la troupe du Nouveau Théâtre Populaire - Avignon


Voici dix-sept ans que le Nouveau Théâtre Populaire creuse son sillon dans un esprit de partage alliant exigence artistique, diversité du répertoire et accessibilité. Révélation du Festival d’Avignon “ In ” lors de sa création en 2021, ce Tartuffe mis en scène par Léo Cohen-Paperman déboule sur une simple piste de bois. Un espace resserré autour des corps qui sert de merveilleux tremplin à une bande d’actrices et d’acteurs au talent comique débridé, réunis autour d’un Tartuffe fourbissime. Prêt à détruire sa famille pour satisfaire ce directeur de conscience tyrannique, Orgon aura fort à faire pour se libérer de son emprise… Fidèle à la simplicité d’un théâtre de tréteaux où le jeu exulte, un Molière tel qu’en lui-même : proche, intelligent, divertissant. En un mot, populaire !




Avignon 2026

Une sélection de pièces


14/07/2026

Les Glaces


Du 4 au 23 juillet 2026 - Théâtre 11 - 11 boulevard Raspail, 84000 Avignon (Avignon OFF)


Texte de Rébecca Déraspe / mise en scène Sophie Langevin


Quand Noémie apprend que son fils est accusé de viol, son passé ressurgit avec fracas. Elle décide de rompre le silence et de confronter ses deux amis d’enfance qui l’ont agressée 25 ans auparavant. Dans ce grand dégel de la parole, la vie de chacun se voit soudain bouleversée.
Après le succès de Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier, présenté l’an dernier au Théâtre le 11.Avignon, Sophie Langevin sonde à nouveau les relations humaines. Avec finesse et un brin d’humour, Les Glaces aborde la question du consentement. Sans juger ni excuser, cette pièce chorale révèle une multitude de points de vue et une sororité insoupçonnée.





Avignon 2026

Une sélection de pièces


14/07/2026

Deux expositions présentées par les INROCKS

(Lettre du 14/07/2026)


Du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027 : L’espace entre nous, le BAL

Du 12 juin au 27 septembre 2026 : Fragile beauté, Jeu de Paume


"L’espace entre nous au BAL et Fragile beauté au Jeu de Paume ; quels beaux titres donnés à deux expositions parisiennes qui révèlent cet été deux collections photographiques privées – celle du Wilson centre for photography, constituée par Michael et Jane Wilson, et celle de Sir Elton John et David Furnish.


L’histoire de la photographie depuis le début du XXe siècle hante les deux parcours, le premier restant particulièrement centré sur la question de l’espace entre le sujet photographié et le regardeur (L’espace entre nous au BAL) , le second célébrant les genres fétiches du médium, du portrait de mode au photojournalisme, de la photographie plasticienne à la nature morte (Fragile beauté au Jeu de Paume). Au BAL, les visiteur·ses découvrent 120 tirages d’illustres artistes – Lee Friedlander, Elinor Carucci, Sarah Jones, André Kertész, Chris Killip, Francesca Woodman, Rineke Dijkstra, Walker Evans –, qui chacun·e à leur manière, questionnent le mystère de la distance la plus juste entre leur œil et les sujets qu’ils regardent. Un enjeu central de tout acte photographique, auquel répondent les artistes dans des textes qui accompagnent les images, ainsi que les analyses fines de l’écrivain Bertrand Schefer. Sans jamais prétendre parler de quoi que ce soit, souvent, leurs images s’expriment, comme le suggère Gregory Crewdson, “d’une tentative de nouer un lien au monde”. “L’espace entre nous”, entre les vivants, ce n’est d’ailleurs pas autre chose que la politique elle-même, pensait la philosophe Hannah Arendt ; c’est-à-dire à la fois le lieu d’un lien et d’un écart. La séparation et la relation, c’est la condition du politique, et tout autant celle de la photographie.


Au Jeu de Paume, où s’expose la collection constituée depuis trente ans par Sir Elton John et son mari David Furnish, cet enjeu de la distance s’imprime aussi sensiblement, même si la dimension glamour des images, axées sur les portraits de stars, le désir, la mode, les marges (Herb Ritts, Diane Arbus, William Klein, Irving Penn, Richard Avedon, Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Philip-Lorca diCorcia…), l’ancre dans un paysage plus contemporain.


En plus de condenser la meilleure part de l’histoire de la photographie, dont on s’apprête à célébrer le bicentenaire de la naissance, l’une et l’autre expositions traduisent, par leurs titres mêmes, l’expérience que nous faisons du monde : s’ajuster à des espaces qui nous rapprochent autant qu’ils nous séparent, s’émouvoir de la fragilité des choses, de la beauté qui s’échappe. À cette condition de l’existence, la photographie répond à sa façon, en fixant les instants de nos troubles. Le BAL et le Jeu de Paume abritent les plus beaux de ces troubles."


  • Plus d'informations
  1. L'espace entre nous
  2. Fragile beauté

14/07/2026

Muyuy Kawsay -  Être en mouvement


Paola Guillén Crespo


Paola Guillén Crespo est une artiste bolivienne migrante, féministe intersectionelle et antiraciste. Elle vit en Belgique depuis plusieurs années où elle développe un art qui oscille entre l’intime et le politique, entre les mémoires du corps et les fractures causés par la migration. Ce recueil est une tentative de maintenir vivantes ses racines tout en interrogeant ce que signifie exister dans une langue qui n’est pas la sienne. Il raconte le déracinement, les frontières de la langue et la solitude ressentie. Il décrit également l’importance des racines et la fierté des origines indigènes que la poétesse a longtemps dû refoulées. Après tant d’années à cacher qui elle était vraiment dans son propre pays et ensuite à s’intégrer dans un pays étranger, sa langue se délie et prend la forme d’un recueil engagé, où l’accent, la faute et la différence deviennent des symboles d’identité, de lutte et de dignité retrouvée ...




Les éditions ABRAPALABRA - anciennement l'Arbre à paroles - publient une dizaine de titres par an. Elles se veulent un espace d’expression libre, ouvert sur le monde qui nous entoure. Son mantra : « Que s’ouvre la parole, comme une incantation. »


14/07/2026

Aux origines - Regards croisés sur le racisme et les discriminations


Du 5 juin au 23 août 2026 - Palais de la Porte Dorée - Musée national de l'histoire de l'immigration - 293, avenue Daumesnil, Paris 12


À travers le prisme de l’art contemporain et l’éclairage de données scientifiques, l’exposition Aux origines interroge l’un des facteurs de discrimination les plus puissants et persistants de notre société. L'”origine”, réelle ou fantasmée, est cause d’exclusion et de stigmatisation au quotidien. Une réalité souvent sourde, qui façonne pourtant des trajectoires collectives et individuelles, et ce, dès l’enfance ... 

En s’appuyant sur les recherches récentes en sciences sociales, et notamment sur le projet européen UNDETERRED - UNintentional Discrimination dETEcted and Racism REvealed and Deactivated - le parcours met en lumière le caractère structurel, parfois inconscient, des discriminations. Sans en oublier les effets concrets dans la vie quotidienne, en particulier chez les plus jeunes. Accès à l’éducation, à l’emploi, au logement ou aux soins : autant de domaines où cet engrenage produit des inégalités durables ... 



14/07/2026

Cet été la BPI vous propose ...


Du 8 juillet au 15 août 2026, l’été s’invite à la BPI (Bibliothèque publique d'information) - Immeuble Lumière - 40 avenue des Terroirs de France 75012 Paris


BPI Plage donne un air de vacances à la bibliothèque et vous invite à en profiter autrement : se détendre dans un espace convivial, se retrouver à plusieurs pour discuter, découvrir une sélection estivale de livres ou participer à un atelier créatif. Découvrez les propositions des bibliothécaires chaque jour à l’entrée de la BPI.



14/07/2026

Forestières


Recueil collectif, coordonné par Anouk Lejczyk


Les auteur·ices de ces textes travaillent en forêt, pour la forêt, avec la forêt. Elles et ils mettent en mot leurs activités, leurs gestes, leurs sensations, leur monde intérieur nourri par leurs environnements de travail. Elles et ils donnent à voir l’envers du décor du travail sylvicole, dans une société urbanisée, artificialisée, où la forêt est communément considérée comme le dernier refuge du sauvage.
Leurs rapports à l’écriture sont divers et variés, mais tous et toutes partagent l’envie de raconter leur travail en passant par la littérature. Elles et ils se confrontent avec leurs convictions propres aux épreuves et aux enjeux de la gestion forestière, qui doit concilier production de bois, préservation écologique et accueil du public.
Pensé comme une futaie jardinée, ce recueil regroupe des textes de taille et de nature différentes. Ils ont été rédigés dans le silence de l’écriture, hors du bourdonnement des machines et des médias ; ils ont aussi été au cœur de discussions collectives, avec la coopérative Dire Le Travail qui en a accompagné la progression.
Ce sont des voix singulières qui se répondent d’une forêt à une autre, ici rassemblées.



14/07/2026

Simone de Beauvoir, philosophe et féministe


Dans EN ATTENDANT NADEAU, le 30 juin 2026


Deux parutions importantes marquent la réception de l’œuvre de Simone de Beauvoir quarante ans après sa mort. Le Deuxième Sexe, initialement publié aux éditions Gallimard en 1949, a paru dans la Pléiade en mars 2026. Au même moment paraît Une fois que les femmes ont ouvert les yeux, qui réunit l’ensemble des textes et prises de parole de Beauvoir sur le féminisme entre 1947 et 1985. Les deux ouvrages s’ouvrent sur deux précieuses introductions d’Esther Demoulin : alors que la première permet d’établir le cadre philosophique original du Deuxième Sexe, la seconde permet de retracer l’histoire politique qui préside aux évolutions du féminisme beauvoirien. On comprend, grâce à ces deux ouvrages, la teneur d’une pensée philosophique et féministe engagée dans le monde et capable d’évoluer avec lui ...



13/07/2026

Thésée, sa vie nouvelle


Jusqu'au 24 juillet 2026 - D’après le roman de Camille de Toledo - Avignon IN - Cloître Saint-Louis,  20 rue du Portail Boquier,  84000 Avignon


Conception et mise en scène Guy Cassiers et Valérie Dréville


Récits, poèmes, photographies : les mille voix et visages, qui composent le roman de Camille de Toledo, résonnent dans cette adaptation, voyage dans le labyrinthe de l’histoire européenne du XXe siècle.


C’est l’histoire de Thésée pris dans le labyrinthe de la mémoire, à la recherche d’un avenir possible. Après le suicide de son frère et la mort de ses parents, il quitte « la ville de l’Ouest » pour une destination qui – croit-il – est sans mémoire, emportant trois cartons d’archives. Mais il est poursuivi par ce qu’il fuit. Son corps se paralyse, lui rappelant ce qu’il ne veut entendre. Il ouvre les cartons et avec eux les « fenêtres du temps »… Débute une enquête documentaire et fictionnelle qui va naviguer entre les vies de ses ancêtres et l’histoire sociale et politique de l’Europe.
Saisie par la beauté du texte de Camille de Toledo, Valérie Dréville invite Guy Cassiers à le mettre en scène et en image, ensemble. Seule au centre d’un plateau recouvert des archives de l’auteur, l’actrice reprend l’enquête et interroge l’énigme de la transmission. Alors apparaît un corps-mémoire marqué par les traumas et l’histoire, ouvrant l’histoire personnelle au mythe.




Entretien avec

Valérie Dréville

& Guy Cassiers



Au théâtre

Les Amendiers

(Nanterre)

du 23 au 25 avril 2027



Avignon 2026

Une sélection de pièces


13/07/2026

L'Amant et autres écrits

Un barrage contre le Pacifique - L'Éden Cinéma - L'Amant - L'Amant de la Chine du Nord


Marguerite Duras


Indochine, fin des années 1920. Une mère lutte contre l’océan qui rend incultivable sa concession. Sa fille est courtisée par un homme riche, mais l’affaire n’aboutit pas. Son fils cède à la violence. En 1950, Un barrage contre le Pacifique est l’un des premiers sommets de l’œuvre de Marguerite Duras. Bien que le roman soit autobiographique, l’histoire intime de la jeune fille, rebaptisée Suzanne, y est comme tenue à distance. Le temps n’est pas encore venu.
L’Éden Cinéma de 1977, pièce « à lire autant qu’à entendre », est la réécriture du roman pour la scène. Le Barrage était l’histoire d’un héroïsme ; Duras tient sa pièce pour l’histoire d’une femme « comme les autres ». Un premier verrou a sauté ; la relation entre la jeune fille et le « petit frère » se fait plus explicite, au point que le metteur en scène Claude Régy voit dans l’inceste un motif essentiel de l’ouvrage. Quoi qu’il en soit, il existe à présent un « cycle indochinois » dans l’œuvre de Duras.
Le livre qui en sera la clé de voûte paraît en 1984 et obtient le prix Goncourt. Tout va changer pour Marguerite. Et dans L’Amant tout a déjà changé. Le ton, le style ni la narration ne sont plus ceux du Barrage. La célèbre « écriture courante » durassienne est à l’œuvre. Les images mentales se mêlent à la description de photos absentes : un album photographique sans photographies, dira Sylvie Loignon. Et le récit de l’éveil des sens. Duras a gagné sa « bataille avec le silence », elle dit ce qu’elle avait tu jusqu’alors, « la défloration de l’enfant blanche » par l’amant chinois : déshonneur, transgression, scandale.
Le cinéma s’en mêle. Elle veut écrire l’adaptation, mais son scénario est mis de côté. On connaît la suite. L’Amant de la Chine du Nord est en 1991 le livre né du projet de film lui-même né du livre qui a porté à son point d’ébullition l’histoire racontée dans un premier livre puis sur scène. Les éléments constitutifs du cycle indochinois restent en place, mais ils portent, profondément gravée, la marque du film qui n’a pas eu lieu et à quoi Duras songe encore, au conditionnel (« en cas de film… »). « C’est un livre. / C’est un film. » Le texte tire de cette hybridité une force unique.
Essentiels dans l’œuvre de Marguerite Duras, ces quatre livres, enrichis de documents qui en éclairent la conception, l’écriture et la réception, se trouvent réunis dans ce Tirage spécial, qui comporte en outre – hors texte – les photos

« absentes ».



13/07/2026

A Avignon, dans la Cour d’honneur, les artistes interpellent Emmanuel Macron


Avant la dernière de Maldoror, dans la Cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon, les artistes du festival ont interpellé Emmanuel Marcon, le Président de République sur la réduction sans précédent des subventions de l’État, en plein mois de juillet, alors que les saisons sont lancées.


Les artistes expliquent « qu’affaiblir le service public de l’art et de la culture serait une erreur historique. »

Ils rappellent comme l’avait fait au début de la semaine le SYNDEAC sur sceneweb que « la culture ne représente plus que 0,7 % du budget de l’État, soit 14€ par habitant et par an d’art et de culture. »

« Est-ce ce paysage de ruine que vous voulez laisser derrière vous ? (…) L’heure est venue de choisir de quel côté de l’histoire vous voulez vous tenir. Ne soyez pas celui qui aura tout détruit » interpellent les artistes qui demandent à Emmanuel Macron de « s’engager à porter progressivement à au moins 1 % du budget de l’État les moyens qui lui sont consacrés, afin de permettre aux équipes artistiques de retrouver les conditions de leur indépendance de création, aux lieux d’accompagner durablement les artistes et les œuvres et à chacune et chacun de bénéficier d’un égal accès à l’art et à la culture sur l’ensemble du territoire. »




Avignon 2026

Une sélection de pièces


13/07/2026

SagaCité


Un concours de nouvelles avec comme thème imposé: « Il faut qu’on parle »


Le concours de nouvelles SagaCité est organisé dans le cadre du prix littéraire Saga Café qui récompense, depuis plus de 15 ans, le meilleur premier roman belge francophone paru durant l'année écoulée. Le/La lauréat(e) verra sa nouvelle publiée par Palmyre Éditions.

Le concours est ouvert à tous les citoyens belges d’expression française, dès 18 ans.

Date limite des envois : 30 août 2026 inclus, le cachet de la poste faisant foi.




12/07/2026

L’amour après


Du samedi 4 juillet 2026 au samedi 25 juillet 2026  - Avignon OFF - Présence Pasteur - 13 rue Pont-Trouca, 84000 Avignon


D’après le récit de Marceline Loridan-Ivens et Judith Perrignon / mise en scène Laure Werckmann



« Après la Shoah, comment continuer ? » et « pourquoi continuer ? » Laure Werckmann partage le récit d’une ultime renaissance en se saisissant du texte autobiographique de Marceline Loridan-Ivens, écrit avec Judith Perrignon. 

Survivante de l’abomination et du siècle qui l’a générée, Marceline Loridan-Ivens illumine le XXIe siècle de sa puissance inouïe qui repousse sans cesse la tentation d’en finir. Le spectacle débute dans le noir de la nuit et de sa cécité. On entend sa voix. Elle nous plonge dans ses souvenirs, ses choix, et les pans de son récit de rescapée nous happent. Ce spectacle est un témoignage. Laure Werckmann sait faire émerger sur les plateaux de théâtre des figures féminines issues de grands récits avec le talent d’en faire des héroïnes. Ses héroïnes de la métamorphose donnent à voir et à entendre comment toute vie est à la fois traversée par de grands mouvements et créatrice de chemins singuliers, à même de renouveler nos imaginaires et nos capacités d’agir. 




Une critique dans

LA TERRASSE



Avignon 2026

Une sélection de pièces


12/07/2026

Houaria


Inam Bioud


Dans un hôpital d’Oran, Houaria émerge d’un long sommeil. Lui reviennent la musique raï qui fusait de l’un des cabarets de la ville et le sang de son petit ami Hicham sur ses chaussures. Avec ce jeune homme rêveur, Houaria entretenait depuis peu une relation cachée. À l’image de la majorité des femmes d’ici, elle s’est efforcée de se fondre dans la norme pour espérer survivre, sous les brimades de son frère aîné et dans l’indifférence de sa mère. Jusqu’à ce soir fatal.

Roman audacieux et viscéral, Houaria donne voix à celles qu’on n’entend jamais : autour de la jeune femme gravite un cortège de personnages qui racontent le désordre de leurs trajectoires. Il y a Heba, étudiante issue d’un milieu bourgeois, qui prépare une thèse en anthropologie ; Hadia, belle-sœur de Houaria, femme libre et impulsive ; et aussi Hani, qui raconte le choc de la mort de Hicham, tué à la place d’un autre dans le climat de terreur qui règne à Oran, en pleine mutation, déchirée entre tradition, modernité et violence politique. Houaria, enfin, qui à dix-huit ans abrite en elle un sombre secret, tandis qu’on la déclare folle, maudite, sorcière.

Plongeant dans l’histoire récente de l’Algérie – la décennie noire des années 1990 –, Inam Bioud use d’une langue riche et variée, classique et dialectale, crue parfois. Lauréat du prestigieux prix Assia-Djebar 2024, récompensé pour la réalité brute qui y est dépeinte, Houaria offre le puissant et complexe portrait d’une héroïne sacrifiée par la société algérienne, sur fond de lutte entre pressions sociales et désir de liberté.




Une note de lecture de

ORIENT XXI


12/07/2026

Notre histoire (se répète)


Du samedi 4 juillet au jeudi 23 juillet 2026 - Avignon off - Le Train bleu(salle le Parvis - 40 rue Paul Saïn, 84000 Avignon


Une farce amoureuse sur la façon dont l’actualité impacte l’intimité d’un couple et change notre rapport à l’Histoire.

Conception, mise en scène et interprétation Jana Klein et Stéphane Schoukroun


Une Allemande et un Juif séfarade décident de rejouer le spectacle de leur rencontre, mais les fracas de l'actualité balayent leurs repères et font vaciller leur couple. Une farce amoureuse sous haute tension, où l’intime se fait miroir d’une société polarisée. Une tentative de réparation.

Coproduction : Théâtre de la Concorde, Les Bords de Scènes


Soutiens : DRAC Île-de-France, EPT Grand-Orly Seine Bièvre, DILCRAH, Fondation pour la mémoire de la Shoah.





Une critique dans

LA TERRASSE



Avignon 2026

Une sélection de pièces


11/07/2025

Salons, festivals et foires du livre - Août 2026

Lire à la Plage

Du 4 juillet au 23 août 2026 sur 13 plages de Seine-Maritime


Chaque été, les cabanes bleu et blanc de « Lire à la plage » s’installent comme une évidence sur le littoral de Seine-Maritime. Entre la mer et la buvette, ces bibliothèques à ciel ouvert invitent à appuyer sa serviette sur les galets, à ouvrir un livre et à savourer un moment hors du temps. Du 4 juillet au 23 août 2026, sur 13 plages emblématiques, le Département de la Seine-Maritime donne rendez-vous aux amoureux de lecture, aux curieux de passage et aux familles en quête d’ombre, de détente et d’évasion.




Quand le livre rencontre la scène ...

Du 18 juillet au 20 août 2026, la 25e édition des Rencontres d’été théâtre & lecture en Normandie


Pour marquer les 25 ans du festival et réaffirmer notre ambition, le thème de l’altérité s’est imposé naturellement. Décliné sous de multiples formes, des plus proches aux plus lointaines, il rappelle combien la littérature nous ouvre à l’autre et à l’ailleurs, offrant un face-à-face essentiel pour nourrir l’empathie et résister au repli. Si la lecture est ce qui nous permet de vivre mille vies plutôt qu’une seule, cette édition, pensée comme une célébration de la rencontre, est une invitation à se laisser traverser…

Plusieurs événements interrogent la place de l’être humain au sein de la nature et ses liens avec le reste du vivant, une question désormais centrale dans notre rapport au monde. Ce volet est labellisé par le festival Normandie Impressionniste sous le titre « Un possible jardin » et constitue un hommage contemporain à Claude Monet (1840-1926), à l’occasion du centenaire de sa disparition ...




Salon du Livre La ruche des Mots (Riez, Alpes-de-Haute-Provence)

Les 1 et 2 août 2026


Salon du livre "La Ruche des mots" Librairie Jaubert - Allée Louis Gardiol - Riez (04)


Au programme :

  1. Samedi 1er Août de 10h à 13h : dédicaces d’une quinzaine d’auteurs et autrices sur les allées Louis Gardiol, à côté de la librairie Jaubert.
  2. Samedi 1er Août de 18h30 à 20h30 : débat littéraire avec une dizaine d’auteurs, place de la mairie
  3. Dimanche 2 Août de 10h à 17h : salon du livre, dédicaces d’une trentaine d’auteurs et autrices, place Maxime Javelly 



La Baie des Plumes (Douarnenez, Finistère)

Du 6 au 9 août 2026


Parler de culture, c’est évoquer la richesse, la diversité et le partage. Sur ce plan, chacun trouve sa place à Baie des plumes, du matin au soir. La journée débute à la MJC autour d’un petit-déjeuner convivial en compagnie des poètes invités et de leur éditeur, l’occasion de découvrir leur univers et leur connivence.

Des lectures se tiennent ensuite dans la magnifique salle des vieux gréements du Port-Musée, lieu emblématique de l’histoire des marins-pêcheurs et des bateaux traditionnels. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : contes et animations leur sont proposés tout au long du salon ...

Le salon investit également les rues de Douarnenez, avec des déambulations autour des gargouilles et autres lieux remarquables. Dans ce même esprit d’ouverture, certains ateliers d’écriture ont lieu hors les murs dans les EHPAD du Pays de Douarnenez et du Cap Sizun. Le cœur du salon reste le village des éditeurs, toujours plus nombreux, accompagnés de leurs auteurs pour des rencontres chaleureuses avec les visiteurs ...



Le 18ᵉ Salon du Livre et des arts de l’Épine (Noirmoutier - Vendée)

Les 7 et 8 août 2026


Une soixantaine d’auteurs et des éditeurs sont attendus durant ces deux jours. Les auteurs, illustrateurs jeunesse, Luc Turlan et Véronique Hermouet, sont les parrains de cette nouvelle édition - Dédicaces et rencontres avec les écrivains, conférences, causerie patoisante, ateliers, concours de dictée et de patois, spectacle de magie et chèques « Lire » pour les enfants.
Organisé par l’association Autour des Lettres et des Arts
Salle de la Salangane de 10h à 13h et de 14h30 à 19h - Entrée libre



Le 36è Salon international du livre de Montagne à Passy, Haute-Savoie

Du 7 au 9 août 2026


La 36° édition du Salon International du Livre de Passy s’ouvre sur les montagnes du monde où se
côtoient le visible et le vivant, où les regards se posent sur des lieux insolites, des perspectives
étonnantes, des horizons mystérieux. Dans l’intimité d’un environnement qui les subjugue, les
auteurs partagent leurs émotions, leurs émerveillements mais aussi leurs inquiétudes face aux
mutations d’une nature sauvage et grandiose qui les impressionne par sa beauté simple mais les
frappe aussi de ses humeurs imprévisibles.
La montagne donne à voir. Elle invite à la toucher, à gouter ses saveurs, sentir ses parfums. Elle
permet d’ écouter le silence des hauts lieux. Elle stimule les imaginaires mais renvoie aussitôt à la
réalité d’un espace jadis effrayant, aujourd’hui remanié par le réchauffement climatique, la
répétition des catastrophes et les séquelles d’une fièvre bâtisseuse qui a rompu des équilibres
fragiles sacrifiés au nom de la modernité.



Salon du livre neuf et ancien de Fontanges (Auvergne-Rhône-Alpes)

Le 9 août 2026


Le salon du livre neuf et ancien propose lectures et dédicaces avec une vingtaine d'auteurs et d'éditeurs de la région, 3 conférences, ainsi que plusieurs bouquinistes particuliers et professionnels…

Programme 2026 en cours d'élaboration



Garder le cap, toutes voix dehors

Du 16 au 22 août 2026, les 35es Lectures sous l'arbre


La programmation des Lectures sous l’arbre se fait sur l’ensemble du Plateau Vivarais-Lignon.

Haute-Loire :

  • Le Mazet-Saint-Voy
  • Le Chambon-sur-Lignon
  • Tence

Ardèche :

  • Saint-Agrève
  • Devesset
  • Le Cheylard

 

Après l’immense succès de l’édition 2025, dans les beaux espaces du Mazet-Saint-Voy, les Lectures sous l’arbre continuent. 

Elles continuent à faire entendre des voix poétiques d’hier et d’aujourd’hui. À croiser émotions et réflexion. À mixer paroles et musiques. À vibrer, marcher, écouter, rêver. 

Après Camus l’an dernier, c’est au philosophe Paul Ricœur, lié à l’histoire du Plateau, que le festival s’intéresse tout d’abord. Place ensuite au « libre cours » proposé à Maryline Desbiolles, dont l’œuvre foisonnante et incisive parle elle aussi à notre époque, à nos interrogations et nos élans. À travers plusieurs balades, ateliers et dialogues, le festival souhaite enfin porter une vive lumière sur notre lien au vivant, à tout ce qui nous constitue et qu’il nous faut défendre.



Le Festival Île aux livres sur l'île de Ré (Charente maritime)

Du 26 au 30 août 2026


Des rencontres, des tables rondes, des débats, des cafés littéraires et des dédicaces .

Parmi les auteurs présents :

Nathalie Saint-Cricq, Patrice Duhamel, Sarah Biasini (Sélection Prix Renaudot 2026), Vincent Lemire (Prix Goncourt du 1er roman 2026), Rachida Brakni, François-Henri Désérable; Michaël Dichter (Prix RTL-LIRE 2026), Bruce Toussaint; Julien Denormandie, Noham Selcer, Béatrice de la Boulaye; Lilia Hassaine; Pia Petersen; Aurélien Bellanger, Dr William Berrebi; Caroline Huppert...



Le festival La Manufacture d’idées (Hurigny, Saône-et-Loire)

Du 26 au 30 août 2026 au Château d'Hurigny


Chaque fin août, le Château d'Hurigny et son parc de 10 hectares accueillent La Manufacture d'Idées, un festival pluridisciplinaire au croisement des sciences humaines, des études environnementales et des arts. Pendant quatre jours, chercheurs, philosophes, écrivains, cinéastes et artistes se retrouvent pour débattre, créer et questionner.

La 15e édition de La Manufacture d'Idées se tient du 26 au 30 août 2026 au Château d'Hurigny, près de Mâcon. Cinq jours de rencontres, de débats, de spectacles, de projections et de performances au croisement des sciences humaines, des arts et des enjeux contemporains, autour des écologies décoloniales, des droits humains, de la justice et des formes de résistance culturelle.



11/07/2026

Écrire dans le sillage de Lionel Duroy


Du 10 au 13 septembre 2026 - Grand Hôtel des Bains à Sanary-sur-Mer (Var) - Une formation proposée par Aleph Ecriture et animée par Michèle Cléach


Pour Lionel Duroy, « écrire est un acte de résistance à l’oubli et à la perte ». Quel que soit le registre dans lequel il écrit, autobiographique, biographique ou de fiction, il cherche à répondre à un certain nombre de questions essentielles que l’on peut résumer par celles-ci « comment se construit une vie ? », « comment se débrouille-t-on avec son histoire, dans l’Histoire », « c’est quoi écrire ? ».

 

Ce stage est aussi proposé dans le cadre d’une résidence d’écriture.




Les livres de

Lionel Duroy


11/07/2026

Gaza, un génocide colonial


Colette Braeckman et autres


« Gaza est aujourd’hui le point culminant de l’inconcevable accepté, de la tragique défaite de l’humanité. » Dominique Eddé, autrice libanaise, n’est pas seule à désespérer. Au « plus jamais ça » de nos parents a succédé le « tout est possible », pour ne pas dire « tout est permis ». Même un génocide…
Levons d’emblée toute ambiguïté : les massacres du 7 octobre sont injustifiables, l’interminable histoire de colonisation, d’humiliations, de dépossessions… du peuple palestinien ne pouvant servir d’excuse. Mais que penser de la riposte israélienne, d’une férocité inouïe ?
S’ouvrant sur l’enfer de Gaza, ce recueil porte essentiellement sur les réactions du monde : d’abord cette vague émotionnelle et les contestations de la rue. Quel contraste avec l’empathie jamais démentie de la plupart des dirigeants occidentaux pour Israël. Une connivence assumée avec cet allié qui ne cesse de violer les lois de la guerre et les règles du droit international. Au mépris de nos valeurs, de nos principes si souvent brandis.
À travers leurs écrits, leurs réflexions, la dizaine d’auteurs de cet ouvrage souhaite garder notre mémoire en éveil, faire bar rage à l’oubli, tout en esquissant des pistes pour l’avenir – l’impunité n’est pas une option. Et même si les bourreaux de Gaza ne risquent pas un deuxième Nuremberg, eux et leurs acolytes doivent savoir que l’Histoire ne les lâchera pas.

Il n’empêche, l’anéantissement de l’enclave palestinienne, sa mise à mort, c’est aussi la condamnation du monde occidental. Qui pourra, à l’avenir, écouter ses discours universalistes alors qu’ici, sa voix est demeurée silencieuse ? Gaza, ce sont aussi nos promesses et nos serments qui ont été réduits en poussière. Gaza, c’est aussi notre défaite.



11/07/2026

Siri Hustvedt : chronique de la disparition de l’être aimé


Un article de Georgia Makhlouf pour L'ORIENT LITTERAIRE, le 01/07/2026


Paul Auster est mort le 30 avril 2024 d’un cancer diagnostiqué en janvier 2023. Pour Siri Hustvedt, sa femme, son grand amour, sa compagne de vie et d’écriture durant quarante-trois ans, le temps se détraque jusqu’à devenir méconnaissable, le chagrin la jette à terre, elle est dévastée. Elle ne sait plus comment poursuivre. Mais Paul lui avait dit qu’il voulait revenir en fantôme après sa mort, pour s’assurer qu’elle allait bien, pour la voir reprendre le chemin de l’écriture et avancer sur ses chantiers en cours. Alors elle écrit, un mot succède à l’autre et paragraphe après paragraphe, elle espère que ses phrases la ramèneront à la vie. Et voilà que les fantômes envahissent sa page et donnent au livre qui s’écrit son titre singulier : histoires de revenants ...




11/07/2026

Notre histoire - Chroniques du Caire


Un film de A. B. Shawky - Avec Amir El-Masry, Valerie Pachner, Nelly Karim


Le Caire, 1967. Ahmed, pianiste obstiné dans une famille qui ne jure que par le football, reçoit une lettre en provenance d’Autriche : Liz a répondu à son annonce pour devenir sa correspondante. De la guerre des Six Jours à l’ère Sadate, leur destin va s’écrire en même temps que celui de l’Égypte : entre rêves contrariés, conflits, chaos familial, et petites victoires arrachées au destin.









Petites histoires chaotiques du Caire

Un article paru dans ORIENT XXI



«Notre Histoire

Chroniques du Caire»,

troisième film du cinéaste égyptien Abu Bakr Shawky


11/07/2026

Marie Boulic : comment faire émerger un projet romanesque ?


Un entretien publié par L'INVENTOIRE, le 05/07/2026


Marie Boulic, romancière, journaliste et animatrice d’ateliers d’écriture vous propose de « faire émerger un projet romanesque ». Une atelier développé en alternance avec Henri Marcel (du 24 au 28 août 2026 avec Henri Marcel). Nous l’avons rencontrée pour évoquer sa démarche d’autrice et son travail de formatrice ...




10/07/2026

Ghost Stories

 

Siri Hustvedt

 

Dans Ghost Stories, d’une intimité rare, Siri Hustvedt se livre pour la première fois sur le grand amour de sa vie, Paul Auster. Elle y célèbre leur longue et magnifique vie à deux, et nous plonge dans les recoins les plus secrets de leur mythique couple d’écrivains new-yorkais. Ghost Stories est aussi la chronique de la disparition de l’être aimé, convoquant souvenirs, lectures et traces écrites — autant de tentatives pour affronter l’absence, et accueillir les signes de l’au-delà.
Un époustouflant livre d’amour et de deuil qui nous offre une boussole pour que nous restions liés à tous ceux que nous avons perdus trop tôt.


 



« L’avenir est une fiction indéfiniment ajournée »

Un article de DIACRITIK

 


"Portrait de Paul Auster en revenant"

Un article de NONFICTION.fr


10/07/2026

L'Ukraine au Festival d’Avignon 2026


Le 15 et le 16 juillet 2026 à Avignon



Tables rondes et lectures


  1. Amadoca : genèse et perspectives d’un dyptique franco-ukrainien : Que devient le théâtre lorsqu’il circule entre les langues, les scènes et les histoires ? Comment Amadoca,
    adaptation du roman de Sofia Andrukhovych mise en scène par Jules Audry, peut-elle ouvrir la voie à une
    nouvelle coopération franco-ukrainienne ? Une réflexion collective réunira des représentants des scènes
    théâtrales d’Ukraine et de France, dont notamment Jules Audry et Yehven Nyschuk, directeur du Théâtre
    National Ivan Franko ...
  2. Comment la société civile ukrainienne affirme-t-elle son identité ? Depuis l’invasion russe à grande échelle de 2022, la question de l’identité ukrainienne s’est imposée au cœur des
    enjeux politiques, culturels et démocratiques. Comment se forge-t-elle à travers la résistance, la mémoire, la
    langue et l’engagement citoyen ? ...
  3. Transmission Impossible : Le programme Transmission Impossible, inscrit dans la programmation officielle du Festival d’Avignon, fonctionne comme un laboratoire vivant où plus de 60 jeunes artistes issus de différents pays assistent à des spectacles, participent à des répétitions, rencontrent des artistes expérimentés et explorent ensemble les pratiques performatives contemporaines. ..

       



10/07/2026

Édition : il faut sauver les indés


Une tribune dans MEDIAPART, le 3 juillet 2026


"L’offensive menée par Vincent Bolloré tend à focaliser l'attention sur lui, au risque d'occulter le phénomène qui la rend possible : la concentration de plus en plus hégémonique du monde de l'édition. Alors qu'un distributeur fait face à un risque de faillite, plusieurs dizaines de maisons d'édition indépendantes alertent sur un possible effondrement de tout leur écosystème et appellent à un sursaut collectif pour sauver la pluralité éditoriale.


Depuis plusieurs mois, les difficultés du secteur de l'édition se multiplient. L’offensive menée par le milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré tend à focaliser l'attention sur sa personne, au risque d'occulter le phénomène qui la rend possible : la concentration progressive et de plus en plus hégémonique du monde de l'édition, et ses conséquences en matière de disparition des petites et moyennes structures dans les domaines de l'impression, l'édition et la distribution .."



10/07/2026

La France doit, comme l’Italie ou l’Espagne, rapatrier les chercheurs et les artistes bloqués à Gaza


Par un collectif de directrices et directeurs de centres d'art - Publié le 19/06/2026 dans LIBERATION


"Quatre-vingt-sept femmes et hommes sont retenus depuis des mois à Gaza du fait de la suspension du programme Pause du Collège de France, voulue par le ministère de l’Intérieur français. Une situation ubuesque et dramatique que dénonce un collectif de directeur·rices de centres d’art.
Alors que le sort du réalisateur Mohammed Alshareef primé à Cannes où il n’a pu se rendre pour recevoir son prix, ou celui de la grande poétesse Alaa al-Qatrawi, qui a perdu ses quatre enfants sous un bombardement, ont suscité une mobilisation dont les médias se sont fait l’écho ces derniers jours, nous voulons rappeler également la situation des autres scientifiques et artistes bloqués dans la bande de Gaza, en attente d’une évacuation par la France.
Trente-trois de ces collègues, dont le sérieux et la qualité ont retenu l’attention des comités qui les ont sélectionnés, sont depuis des mois dans une situation d’urgence, liée au blocus décrété par le gouvernement israélien. Cinquante-quatre autres collègues sont encore suspendus à une validation du comité de direction de Pause (programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil) et toujours sur le sol gazaoui ..."



09/07/2026

Voleurs de poules !


Ritchy Thibault


« Malgré des persécutions séculaires, nous sommes toujours là. La gitanerie n’est jamais finie ! »

Ritchy Thibault, d’origine manouche et gitane, revient sur l’histoire des personnes romani et voyageuses en France, appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir, soumises à un régime spécial et ayant connu la déportation dans les camps pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd’hui, notamment à travers le droit à l’éducation, la santé, la citoyenneté, etc. 
Dans la période de fascisation que nous traversons, faire reculer l’antitsiganisme, c’est faire reculer l’extrême droite et son poison raciste.




Un article de

EN ATTENDANT NADEAU


08/07/2026

La LETTRE - N° 579 - 08 juillet 2026


  1. Lire la lettre (format PDF - livret CALAMEO)
  2. S'abonner à la Lettre
  3. Proposer des adresses électroniques d'ami.es







04/07/2026

S'engager dans le partenariat patient-soignant - Récits d'expérience du soin partagé   


Blandine Bricka


Vivre au long cours avec une maladie chronique est le quotidien d'un nombre croissant de patients. Par cette expérience de la vie avec la maladie, ils acquièrent des connaissances plurielles, complémentaires de l’expertise scientifique et technique des professionnels de santé. La rencontre de ces savoirs accroit la pertinence et l’efficacité des soins. Elle est aujourd’hui une condition du bien-soigner.

À travers des récits singuliers, ce livre incarne le défi éthique, philosophique et politique qu’est le partenariat en santé : sept patients et trois professionnels de santé y racontent leur parcours avec la maladie et le soin, expliquent pourquoi et comment il ou elle est devenu(e) partenaire en santé et de quelle manière cette expérience fait sens pour lui ou elle au point de dire comme le fait Gaëlle : « Devenir patiente partenaire m’a mise à une place qui n’est pas uniquement celle de patiente. Je suis sortie de l’isolement. » ou comme le fait Clémence : « Je ne pourrais plus exercer mon métier d’infirmière autrement. »

Fruit de la réflexion d'un collectif de citoyens aspirant à plus d’humain dans le soin, ce livre s'adresse aux patients qui cherchent des repères pour partager et faire reconnaître leurs savoirs expérientiels ; aux professionnels de santé qui désirent s'engager dans d'autres approches du soin ; aux décideurs qui souhaitent soutenir ce changement de paradigme et à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre le partenariat patients-soignants.



04/07/2026

Photos de familles


Cet été, le samedi à 10h sur France Inter, par Mathilde Serrell


Deux invités du monde de la culture et des idées, unis par un lien familial, se retrouvent pour parler transmission et construction des identités. Une conversation libre et enjouée, qui éclaire le rôle de la famille dans un parcours et fait apparaître, une certaine histoire de la France.

Rencontre avec deux invités du monde de la culture et des idées qui ont un lien familial, pour évoquer les questions de transmission et de construction des identités. Une conversation libre et enjouée pour éclairer le rôle de la famille dans un parcours et faire apparaître, à la manière d'un puzzle, une certaine histoire de la France.


En cinq épisodes :



  1. Nikola et Luka Karabatic - Samedi 11 juillet 2026
  2. Piche et Nadia Gautier - Samedi 25 juillet 2026
  3. Ginette, Richard et Mathis Kolinka - Samedi 1 août 2026
  4. Michel et Rebecca Zlotowski - Samedi 22 août 2026




Et aussi 21 épisodes

entre 2012 et 2025


04/07/2026

Ces mains pour l'inquiétude


Marie-Hélène Prouteau


Un recueil de textes brefs consacré à l’évocation de ces mains qui ont, chacune d’elles, un peu façonné notre monde : mains de Spinoza, de Camille Claudel, d’Akhmatova, de Rosa Luxembourg, d’Erri de Luca… et de quelques autres, magnifiées par la poète, Marie-Hélène Prouteau, et l’artiste, Marie Alloy

Les mains déclinent le vivant. Elles expriment et racontent, à l’infini. Marie-Hélène Prouteau se penche avec ferveur sur celles de Camille Claudel, d’Erri De Luca, de Spinoza, le polisseur de lentilles… d’autres encore, jusqu’aux mains négatives des parois des cavernes. Sensuelles, ouvrières, musiciennes, dissidentes, sorcières, quelles histoires d’amour, d’exils, de résistance nous racontent ces mains ? ... 



04/07/2026

Tous les livres de votre été


Dans le numéro 553/554 (juin-juillet-août 2026) de la revue LIRE


Sommaire :

  1. NUMÉRO SPÉCIAL TOUS LES LIVRES DE VOTRE ÉTÉ : Romans, essais, polars, poches, BD... découvrez les coups de coeur de la rédaction !
  2. En cadeau le supplément « Bibliothèque idéale des romancières françaises »
  3. Au programme de ce numéro :
  4. Le dossier : Le meilleur de la littérature jeunesse
  5. Un grand entretien avec Valérie Perrin
  6. Le portrait : Jean-Luc Bannalec



04/07/2026

L'Orient Littéraire a 20 ans : les mots de ceux qui l'ont accompagné, nourri et apprécié


Dans L'ORIENT LITTERAIRE, le 01/07/2026


À l’occasion de son vingtième anniversaire, L’Orient littéraire a invité celles et ceux qui l’ont accompagné, nourri ou simplement apprécié à livrer un souvenir, une réflexion ou un vœu. Écrivains, critiques, éditeurs et universitaires dessinent ainsi, à travers ces témoignages, le portrait d’un supplément qui, depuis vingt ans, n’a cessé de défendre les livres, les idées et le dialogue ...



04/07/2026

Joël Raguénès  1941 - 2026


Né au Conquet (Finistère), Joël Raguénès est issu d'une famille qui exploitait le goémon sur l'île de Quéménès, au large du Finistère. 

Il s’est fait connaître par des sagas à succès ayant pour cadre sa Bretagne natale comme Le Pain de la mer chez JC Lattès ou récemment Les Derniers Seigneurs de la mer chez Calmann-Lévy.


Auteur de près de 25 romans publiés chez JC Lattès et Calmann Lévy, Joël Raguénès est décédé à Brest le 29 juin 2026.




04/07/2026

Le Gorille


Dory Manor


« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir.

C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).
Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place. Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de

réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. Le gorille est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.




Entretien avec

Dory Manor

France Culture


04/07/2026

Actes Sud lance le “Prix du Transat” avec Belambra Clubs


Informations sur le site d'ACTES SUD


Actes Sud, en partenariat avec Belambra Clubs et avec le concours de l’agence Change, lance le Prix du Transat : un prix littéraire estival inédit, dont le jury est composé exclusivement de vacanciers.

Une initiative originale pour replacer la lecture dans son contexte le plus favorable : les vacances, ce moment où le temps se dilate pour donner toute sa place à la lecture.


Le Prix du Transat

Le jury sera ainsi composé de lecteurs disponibles et pleinement immergés dans leur expérience de lecture, sans contrainte de calendrier ni pression éditoriale – juste des livres, du soleil, du temps libre et le désir de lire sur un transat.

Tout au long de l’été 2026, dans six clubs Belambra situés sur le littoral, les vacanciers pourront emprunter l’un des cinq romans du catalogue Actes Sud qui composent la sélection.

À l’issue de leur lecture, les jurés-lecteurs seront invités à attribuer une note et à partager leur ressenti en quelques lignes. Ces contributions détermineront le lauréat du Prix du Transat 2026, qui sera décerné courant septembre.



04/07/2026

Le grand livre de la Littérature de plage - Une anthologie insolite des écrits balnéaires

 

« Il faudrait que je meure ou que j’aille à la plage », écrivait Michel Houellebecq. Si l’on penche pour la seconde solution, autant prévoir de la lecture (moins utile pour le premier choix, on en conviendra…). Dans ce cas, ce Grand Livre de la littérature de plage constitue la meilleure des options. Il rassemble, sous la forme d’une anthologie désordonnée et originale, des pages émouvantes, mordantes, troublantes ou amusantes sur les plaisirs balnéaires.

Dans cette étonnante pléiade des bords de mer, Flaubert lance le frisbee vers François Truffaut, C. Jérôme étend sa serviette près de Françoise Sagan, Alain Robbe-Grillet fait une place sous son parasol à Nadine de Rothschild et les Mémoires d’outre-tombe marchent main dans la main, sur fond de soleil couchant, avec L’Année des méduses. La meilleure des lectures estivales puisqu’elle les contient toutes.

Les « lectures de plage » sont forcément anecdotiques et légères ? Ce recueil démontrera au contraire combien la littérature sous toutes ses formes se ravive sur le sable et combien le soleil lui profite.



04/07/2026

Un éditeur ukrainien perd 800 000 livres dans un bombardement russe


Un article de LIVRESHEBDO, le 02/07/2026


L'éditeur ukrainien BookChef a annoncé avoir perdu près de 800 000 ouvrages après la destruction de l'entrepôt de son partenaire logistique lors de frappes russes sur Kiev dans la nuit du 2 au 3 juillet. Aucun employé n'a été blessé, mais une grande partie du stock de la maison d'édition a été anéantie...






03/07/2026

Lecture sous le marronnier


Le 4 juillet 2026 à 18h, Villa Les Marronniers, 88, rue Joseph Heuzé, Les Petites Dalles Seine maritime)


Pour fêter les 10 ans de cet événement, écrivain.es et comédien.nes viendront lire des extraits des livres publiés chez Mauconduit :


  • Annie Ernaux,
  • Stève Wilifrid Mounguengui,
  • Monique Gehler,
  • Gilles Kneusé,
  • Elisa Fourniret… 


A la flûte et à la cornemuse : Nicolas Flodrops      

Entrée libre et gratuite.

Un verre de l’amitié prolongera la rencontre.




La collection

03/07/2026

Vies d’écrivains

 

Stefan Zweig

 

Après La Confusion des sentiments et autres récits (2013) et Les Paysages de l'âme (2024), ce volume regroupant plusieurs biographies d'écrivains est le troisième que Bouquins consacre au grand Stefan Zweig

Stefan Zweig est un magicien de l'âme. Il traque les ombres, les ferveurs, les fêlures.

Il ausculte les êtres, guette en eux le mystère, en ressort les mains pleines d'or.

Il possède ce don unique de saisir ce qui forme réellement une vie. 
Zweig capte les devenirs : la puissance de Nietzsche née de la souffrance, l'idéalisme d'Érasme, la force vitale de Balzac, l'ampleur du geste de Tolstoï. Ce sont les élans et les tourments qui dessinent, au bout du compte, la véritable trajectoire – une manière singulière de tracer un sillon dans le monde. 
Les neuf textes qui composent ce volume brillent par leur intelligence et leur acuité.

Le biographe Zweig chemine au rythme de son sujet, il galope avec Stendhal, frémit avec Dostoïevski, virevolte avec Casanova, il devient l'autre et comprend le cœur qui bat. 
Dans ces portraits en miroir, il peint la vie des écrivains pour saisir la sienne et penser le destin du siècle. Et on descend, à ses côtés, dans les profondeurs vertigineuses de la création.


Ce volume contient les biographies de Balzac, Casanova, Dickens, Dostoïevski, Érasme, Freud, Nietzsche, Stendhal et Tolstoï.



03/07/2026

Le Festival La Correspondance


Du 6 au 11 juillet 2026 au Château de Grignan - département de la Drôme


La 30ème édition du Festival aura pour thème "La Correspondance, portrait d'une époque" et célèbrera les 400 ans de la naissance de Madame de Sévigné.


1 opéra, 11 lectures spectacles, 5 lectures, 19 rencontres littéraires, 8 ateliers, 1 séance d'écoute, 1 conférence, 1 projection, 1 cabaret littéraire, 4 expositions et de nombreuses animations




03/07/2026

Présents

 

Paco Cerdà

 

1939. La guerre d’Espagne est terminée. Les putschistes ont gagné et le pays est en ruine. Dans le cimetière d’Alicante, les restes de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la

Phalange Espagnole, sont exhumés par ses camarades, les Chemises bleues. C’est le point de départ d’une procession de 467 kilomètres qui durera onze jours et dix nuits, la première grande opération de propagande du franquisme : un voyage jusqu’au bout de la nuit fasciste orchestré par les écrivains et les intellectuels du nouveau régime avec leur rhétorique qui célèbre la violence et la mort.
Dans ce roman fondé sur une recherche historique approfondie, Paco Cerdà nous raconte les étapes de ce spectacle

macabre, mais aussi les destinées des hommes et des femmes qui ont combattu le franquisme et dont les vies ont été brisées à jamais.
Quatre-vingt-dix ans après le début de la guerre civile espagnole,
Présents nous livre un récit puissant, rigoureux et émouvant. Au cœur de cette fresque, Paco Cerdà rend visible la lumière tenace de celles et ceux qui, avec courage, refusent que l’histoire ne soit qu’une succession de défaites, et nous rappelle que la mémoire des vaincus peut également porter la promesse d’un avenir.




« À ceux qui sont tombés »

Une note de

EN ATTENDANT NADEAU


03/07/2026

Celles qui ne dorment pas

 

Dolores Redondo

 

Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre, Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d’une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans. Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences.
Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales, Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l’annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.


 


02/07/2026

Solidarité avec le docteur palestinien Abu Safiya

Pétition

Aux responsables de l’UE et du monde entier :

"Nous vous invitons à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la libération du Dr Hussam Abu Safiya et de tout le personnel médical palestinien détenu illégalement dans les prisons israéliennes en violation du droit humanitaire international. Nous sommes très inquiets pour leur santé devant les preuves de torture en prison. Gaza ne peut se reconstruire sans ses médecins, ses infirmières et ses agents de santé: libérez immédiatement tous les médecins de Gaza."



02/07/2026

Cet été, rêvez, lisez

Une campagne pour la lecture imaginée par le Syndicat national de l’édition, le Centre national du livre et le Syndicat de la librairie française

Le Syndicat national de l’édition et le Centre national du livre, rejoints cette année par le Syndicat de la librairie française, lancent une deuxième campagne estivale de promotion du livre et de la lecture.

L’affiche, illustrée par Soledad Bravi, sera visible partout en France durant l’été 2026.

  • Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition, déclare : « À l’approche des vacances d’été, nous souhaitons réaffirmer le pouvoir de la lecture, dans un monde où notre attention est particulièrement sollicitée, et rappeler qu’un livre constitue un lieu d’évasion, de liberté, un voyage à part entière. Nous remercions JCDecaux, qui nous fait bénéficier d’une campagne en communication extérieure sur une semaine durant l’été, permettant ainsi à notre affiche de toucher le plus grand nombre. »
  • Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre : « Lire, c’est s’accorder un temps de respiration, d’imaginaire et de liberté. Quinze minutes suffisent parfois pour s’évader, retrouver le goût de l’attention et se laisser porter par une histoire. Je remercie chaleureusement Soledad Bravi, qui nous a fait l’amitié de s’associer à cette campagne et d’en traduire avec talent l’esprit et la promesse d’évasion. »
  • Alexandra Charroin Spangenberg, présidente du Syndicat de la librairie française : « Quelle période plus propice que l’été pour faire une pause, flâner dans les librairies, dans les bibliothèques, à la maison ou sur une plage, et apprécier le plaisir de la lecture ? Le Syndicat de la librairie française est heureux de s’associer à cette campagne pour encourager ces précieux moments de détente, d’attention retrouvée et d’évasion, loin du tumulte du monde, si bien représentés ici par la talentueuse Soledad Bravi. »



02/07/2026

George Sand

Brigitte Krulic

Aucune facette de la vie humaine ne lui a été étrangère : les deuils, les désillusions amères, les doutes, la célébrité. George Sand aura chéri ses proches, aimé passionnément des hommes très différents, conversé d’égal à égal avec les grands esprits de son temps et cultivé une sensibilité toute personnelle de la politique et de la justice sociale. Une femme d’exception, éminente et inclassable : écrivaine, dramaturge, journaliste politique, critique littéraire, elle lègue à la postérité une œuvre immense et quelques chefs-d’œuvre.
Entre Paris, où l’appellent les agitations du siècle, et Nohant, le berceau familial dont elle a su faire un foyer rayonnant, elle a voué sa vie au travail : viatique, gagne-pain, gage d’indépendance. Surtout, pour ses contemporains comme pour les générations à venir, George Sand n’a cessé d’être une voix de la liberté. Un symbole et, parfois, une cible.
Cette biographie retrace les différentes saisons de cette longue vie. Elle restitue l’évolution d’une personnalité et d’une pensée qui auront fait résonner, vie et œuvre mêlées, les aspirations et les effervescences d’une France toujours hantée par l’ombre de la Révolution et qui aspire à entrer enfin au port.





02/07/2026

Carnets d'Ukraine

Du 7 au 25 juillet 2026 Théâtre du Chêne Noir - 8 bis rue Sainte Catherine - 84000 Avignon

Une pièce de Michel Hazanavicius - Adaptation, mise en scène et musiques : Julien Gelas

En novembre 2023, Michel Hazanavicius se rend en Ukraine pour rencontrer celles et ceux qui font la guerre. Il en tirera des portraits bouleversants, dessinés au crayon.
Des hommes et des femmes qui se battent pour leur famille, leur liberté, et leur pays. 
Pour leur offrir une échappée face à ce quotidien de sacrifices, des artistes ukrainiens ont créé « Les Forces culturelles”, un projet qui apporte humanité et chaleur au cœur des fracas.
De ces rencontres naît un récit touchant porté dans un seul-en-scène vibrant par Hugo Becker, qui prête sa voix aux paroles de ces braves et des cœurs en résistance. 

Carnets d’Ukraine est un hommage percutant à la puissance de l’art et de la solidarité face à l’obscurantisme, dans une mise en scène signée Julien Gelas.



02/07/2026

Le Je des historiennes et des historiens
 

Le numéro 102 de la Faute à Rousseau, journal de l'APA
 

Présentation :

Qu’est-ce que l’ego-histoire et comment a-t-elle affecté la pratique des historiennes et historiens, depuis son émergence il y a une quarantaine d’années ? Comment leur personnalité influence-t-elle le choix des sujets traités et la manière de le faire ? La neutralité en histoire est-elle possible, est-elle-même souhaitable ? La table ronde APA tenue à Paris le 21 mars 2026 avait pour but de donner quelques éclairages sur ces thèmes. Animée par Monique Bauer, elle a réuni quatre historiennes (Isabelle Lacoue-Labarthe, Ludivine Bantigny, Claire Zalc, Annette Wieviorka) et un historien, Boris Gobille (encore qu’il se revendique plutôt comme sociologue) – Michelle Perrot n’ayant pas pu y participer comme prévu.
Tout d’abord
Isabelle Lacoue-Labarthe a retracé la naissance de l’ego-histoire dans les années 1980, où la démarche en ce sens de Pierre Nora n’était pas un fait isolé : il s’agit véritablement d’un « nouvel âge de l’histoire » dont on ressent encore l’impact. Aujourd'hui les travaux des chercheurs présentent « une grande diversité de formats et de contenus », avec un processus d’hybridation entre histoire et littérature.
Pour
Ludivine Bantigny, qui a rappelé le choc ressenti à la lecture de livres comme Les Disparus de Daniel Mendelsohn, d’une écriture littéraire mais néanmoins historiquement rigoureuse, il est désormais impossible de rester neutre. « Je n’arrive plus, dit-elle, à faire de l’histoire d’une manière déconnectée du présent. »
 
Claire Zalc a notamment expliqué comment les contraintes formelles imposées aux mémoires de HDR (habilitation à diriger des recherches) des historiens peuvent transformer ceux-ci en espaces de liberté. Elle-même a choisi de rédiger ce mémoire (publié en 2021 sous le titre Z ou souvenirs d’historienne) en référence à Perec et son W ou le souvenir d’enfance, pratiquant l’alternance de deux récits avec un intertexte oulipien. C’est sur une écriture collective du passé que se concentre Annette Wieviorka, s’exprimant par le NOUS plutôt que le JE. Elle a rendu hommage à Philippe Lejeune, notamment en reproduisant dans son dernier livre, Itinérances, le portrait de lui qu’elle avait publié en 2017 dans la revue L’Histoire. Elle a également fait remarquer comment le paysage historiographique actuel se caractérise par sa diversité, avec les livres « estampillés ego-histoire » et d’autres comme ceux de Michel Winock.
Enfin
Boris Gobille a exposé comment les travaux qu’il a réalisés jusqu’ici (le politiste face au JE des autres) l’ont conduit à considérer la posture du politiste face à son propre JE et à s’interroger sur ce qui, personnellement, l’a amené à travailler sur mai 68 : les notions de crise de soumission à l’autorité, de pouvoir entaché d’imposture. Ce qui lui a permis de terminer sur une note plus légère en évoquant le « rire de mai » et son combat contre l’esprit de sérieux.
 

On trouvera dans les pages qui suivent le texte de leurs interventions. Philippe Artières, qui n’avait pas pu être présent, nous a également adressé un article. À noter que cette table ronde a bien mérité son nom, car loin d’une série d’exposés successifs, elle a été le cadre de nombreux échanges entre les intervenants, avec Monique Bauer en chef d'orchestre, et avec la salle, leur permettant souvent de préciser leur point de vue.
 

Que disait François Furet ? « La fréquentation des livres d’histoire montre qu’il n’y a rien qui fasse meilleur ménage que l’érudition et l’investissement de sensibilité. Le récit du passé, s’il est bon, c'est-à-dire non seulement vrai (quant aux faits rapportés), mais fait avec un minimum de profondeur, est inséparable d’une sympathie de l’historien pour le ‘vécu’ de la période dont il rapporte les événements, la manière dont les hommes de cette époque ont perçu et traversé ce qui fait la matière de son récit. Or, cette sympathie, qui permet sinon la restitution, du moins une restitution de ce qui est disparu, est de l’ordre de l’affectif, ou de l’idéologique, ou les deux, ensemble. » (Elizabeth Legros-Chapuis)
 



02/07/2026

La bibliothèque idéale des romancières françaises


Un cahier spécial du numéro 553-554 de la revue LIRE

A la demande de ses lectrices, Lire propose, pour cet été, 64 livres d'autrices francophones.

  • Lire ICI 



01/07/2026

La LETTRE - N° 578 - 01 juillet 2026


  1. Lire la lettre (format PDF - livret CALAMEO)
  2. S'abonner à la Lettre
  3. Proposer des adresses électroniques d'ami.es







01/07/2026

Concours de Nouvelles Prix Alain Spiess


Un concours organisé par LES AMIS D'ALAIN SPIESS

(une section « adultes » et une section « jeunes)


Le concours a pour thème « Anniversaire », le titre d’un roman d’Alain Spiess publié chez Gallimard en 2000 et lauréat du Prix littéraire de la Ville de Caen. Il marque aussi le dixième anniversaire de l’Association des amis d’Alain Spiess et de son Prix du Deuxième Roman.

La date limite d’envoi des textes est le 30 septembre 2026. L’annonce des gagnants se fera le 23 novembre 2026 et la remise des prix aura lieu en décembre.Les nouvelles primées feront l’objet d’une lecture publique et d’une publication.

Une participation de dix euros est demandée pour le concours section adultes.
Chaque année, le nombre et la qualité des nouvelles reçues augmentent, en provenance de toute la France, mais aussi de pays francophones. Françoise Spiess, notre présidente, tient particulièrement à promouvoir l’écriture auprès des jeunes personnes. C'est pour cela que le concours reste gratuit pour les jeunes de moins de dix-huit ans.





Alain Spiess

1940-2008


01/07/2026

80e Festival d'Avignon


Du 4 au 25 juillet 2026 à Avignon


Le 8 avril 2026, 80 personnes ont été réunies pour présenter la programmation du 80ᵉ Festival d'Avignon en direct depuis La FabricA. Sous la forme d'un chœur, festivalières et festivaliers sont sur scène pour faire entendre les voix du Festival et raconter l'édition à venir. 


« Avignon a toujours été un lieu de débat et nous voulons continuer de nourrir la complexité de ce débat. Face aux discours décomplexés, dans une société où la parole tend à se simplifier parfois de façon effrayante, nous affirmons la beauté du doute et de l’incertitude. Pendant les semaines que durera le Festival, des questions vont émerger des spectacles mais aussi des rencontres, du Café des idées : elles vont sortir des salles pour occuper les rues, les places et tous les lieux du Festival. Elles seront comme des poèmes où le point d’interrogation sonne comme une promesse. Elles porteront l’urgence et les désirs, les joies et l’inquiétude. Elles nous rappelleront que notre curiosité est infinie. » 





Le programme du

OFF


01/07/2026

Le Camion qui Livre 2026


Du 16 juillet au 7 août 2026, le Camion qui Livre reprend la route pour sa 13e édition.


Un camion aux couleurs du Livre de Poche est transformé en librairie le temps d’un été et parcourt les plages de France !

Le concept est simple, un camion se transforme en librairie ambulante aux couleurs du Livre de Poche le temps d'un été. Le camion sillonne les plages de France. Venez nous retrouver pour renouer avec le plaisir de la lecture, rencontrer de fantastiques auteurs et découvrir votre prochaine pépite livresque !


cette année, le Camion fera étape dans des villes de la côte atlantique, de Quiberon à Biarritz en passant par La Rochelle et Royan, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Arcachon, Perros-Guirec et Carnac pour proposer rencontres d'auteurs, séances de dédicaces, ateliers d'écriture et conseils de libraires partenaires.


  • Se renseigner auprès des Offices de tourisme de chaque ville

01/07/2026

Quand le livre rencontre la scène...


Du 18 juillet au 20 août 2026, la 25e édition des Rencontres d’été théâtre & lecture en Normandie


Pour marquer les 25 ans du festival et réaffirmer notre ambition, le thème de l’altérité s’est imposé naturellement. Décliné sous de multiples formes, des plus proches aux plus lointaines, il rappelle combien la littérature nous ouvre à l’autre et à l’ailleurs, offrant un face-à-face essentiel pour nourrir l’empathie et résister au repli. Si la lecture est ce qui nous permet de vivre mille vies plutôt qu’une seule, cette édition, pensée comme une célébration de la rencontre, est une invitation à se laisser traverser…

Plusieurs événements interrogent la place de l’être humain au sein de la nature et ses liens avec le reste du vivant, une question désormais centrale dans notre rapport au monde. Ce volet est labellisé par le festival Normandie Impressionniste sous le titre « Un possible jardin » et constitue un hommage contemporain à Claude Monet (1840-1926), à l’occasion du centenaire de sa disparition ...




01/07/2026

Garder le cap, toutes voix dehors


Du 16 au 22 août 2026, les 35es Lectures sous l'arbre


La programmation des Lectures sous l’arbre se fait sur l’ensemble du Plateau Vivarais-Lignon.

Différents lieux :

Haute-Loire :

  • Le Mazet-Saint-Voy
  • Le Chambon-sur-Lignon
  • Tence

Ardèche :

  • Saint-Agrève
  • Devesset
  • Le Cheylard

 

Après l’immense succès de l’édition 2025, dans les beaux espaces du Mazet-Saint-Voy, les Lectures sous l’arbre continuent. 

Elles continuent à faire entendre des voix poétiques d’hier et d’aujourd’hui. À croiser émotions et réflexion. À mixer paroles et musiques. À vibrer, marcher, écouter, rêver. 

Après Camus l’an dernier, c’est au philosophe Paul Ricœur, lié à l’histoire du Plateau, que le festival s’intéresse tout d’abord. Place ensuite au « libre cours » proposé à Maryline Desbiolles, dont l’œuvre foisonnante et incisive parle elle aussi à notre époque, à nos interrogations et nos élans. À travers plusieurs balades, ateliers et dialogues, le festival souhaite enfin porter une vive lumière sur notre lien au vivant, à tout ce qui nous constitue et qu’il nous faut défendre.



01/07/2026

Les Rencontres de la Photographie


Du 6 juillet au 4 octobre 2026 à Arles (partout en ville)


Les Rencontres de la photographie d'Arles sont, chaque été depuis 1970, le premier festival de photographie de renommée internationale.


"Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations ..."



01/07/2026

Salons, festivals et foires du livre - Juillet 2026


Partir en Livre


Du 17 juin au 19 juillet 2026, partout en France


Organisée par le Centre national du livre (CNL) sous l’impulsion du ministère de la Culture depuis 2015, Partir en Livre est la première manifestation qui promeut le plaisir de la lecture auprès des jeunes, sur tout le territoire. Unique en son genre, Partir en Livre sort les livres des étagères pour aller à la rencontre des jeunes publics sur leurs lieux et temps de loisirs, afin de transmettre le plaisir de lire.


Gratuit et pour tous les publics, Partir en Livre rassemble et soutient plusieurs milliers d’initiatives : rencontres avec des autrices et auteurs, attractions littéraires, lectures immersives, ateliers d’illustration et d’écriture, concerts dessinés, création d’un booktube, atelier manga, bibliothèques de plage, chasse aux livres... et des milliers de Chèque Lire offerts.



Parc d'attractions littéraires du Salon du livre et de la presse jeunesse


Du 24 juin 2026 au 01 juillet 2026, Parc départemental Georges-Valbon à la Courneuve (Seine-saint-Denis)


Inscrit dans la thématique nationale de Partir en Livre : « Nos petits et grands Héros », le 12e Parc d’attractions littéraires du Salon du livre et de la presse jeunesse célèbre le pouvoir d’agir des enfants !

Héros et héroïnes du quotidien sont magnifié·es par deux créatrices : Marie Desplechin et Magali le Huche, qui unissent leur talent et leurs regards pour révéler les façons particulières des enfants à emprunter des chemins de traverse, vaincre leurs peurs, se mobiliser ou tout simplement jouer et imaginer. Deux artistes, deux voix singulières pour donner énergie et confiance, s’accomplir malgré les adversités.

À travers 10 textes inédits, 10 histoires vraies ou presque vraies, Marie Desplechin déploie, avec subtilité, des tranches d’enfance qui en révèlent toute la complexité. Ils et elles s’appellent Namory, Matiagué, Séphora, Élie, Nidal, Li-Yi, Anaïs, Aya, Mechack, Jennifer, Yasmine, Samuel… Ils et elles l’ont fait !

Quant aux images de Magali Le Huche, extraites de deux de ses ouvrages (La Grande course des Jean, texte Clémence Sabbagh, Éditions des Fourmis rouges ; Nowhere Girl, Dargaud), elles sont autant de miroirs qui disent à chacun·e, tout en encouragements : « Toi aussi, tu peux y arriver ! ».

Des « missions accomplies », en mots et en images, tour à tour intimes, fantasques, sociétales, individuelles ou collectives, à découvrir en solo, en groupe ou en famille !




Lire à la Plage


Du 4 juillet au 23 août 2026 sur 13 plages de Seine-Maritime


Chaque été, les cabanes bleu et blanc de « Lire à la plage » s’installent comme une évidence sur le littoral de Seine-Maritime. Entre la mer et la buvette, ces bibliothèques à ciel ouvert invitent à appuyer sa serviette sur les galets, à ouvrir un livre et à savourer un moment hors du temps. Du 4 juillet au 23 août 2026, sur 13 plages emblématiques, le Département de la Seine-Maritime donne rendez-vous aux amoureux de lecture, aux curieux de passage et aux familles en quête d’ombre, de détente et d’évasion.




Voix vives de Méditerranée en Méditerranée


Du 17 au 25 juillet 2026 à Sète (Hérault)


Chaque année au mois de juillet, le Festival de poésie VOIX VIVES, de Méditerranée en Méditerranée accueille à Sète plus de cent poètes venus de toutes les Méditerranée. Ils sont entourés d’artistes, conteurs, musiciens, chanteurs, comédiens qui offrent avec eux une approche plurielle de la parole poétique.
De nombreuses rencontres sont proposées chaque jour dans des lieux accessibles à tous : places, jardins publics ou privés, rues, lieux du Patrimoine situés dans une partie historique de la ville retenue pour être Le Village du Festival.
De la voix des poètes issus d’une Méditerranée à la fois une et multiple, retentit une parole de paix, de regards sur le monde, de questionnements, de rencontres entre les cultures, de bonheur du partage.
Directe, synthétique, ronde ou crue, murmurante ou hurlante, la parole des poètes révèle d’emblée les évidences que parfois on ne sait ou n’ose formuler. Evidences enfouies dans le quotidien qui aveugle, sous la crainte qui jugule le dire.
Parce que la parole des poètes crie toutes les vérités, tous les drames, tous les bonheurs, les nôtres, ceux des autres, ceux de l’autre, elle est nécessaire. Comme peut l’être l’eau à une terre desséchée, à un corps meurtri, à une bouche assoiffée.



Banquet du livre de Lagrasse 2026


Du 25 au 31 juillet 2026 à l'Abbaye de Lagrasse dans l'Aude


l’abbaye médiévale de Lagrasse accueille la 31e édition du Banquet du livre d’été. Sept jours de rencontres littéraires et de sciences sociales au cœur des Corbières, autour d’un thème qui résonne avec l’époque : « La maison et le monde ». Le programme détaillé du Banquet du livre Lagrasse, avec les noms des auteurs invités et la billetterie, sera dévoilé courant juin par le centre culturel Les Arts de Lire. En attendant, voici ce qu’on sait déjà.

Le thème retenu cette année est « La maison et le monde ». Un sujet ouvert, presque vertigineux, que les organisateurs résument ainsi : la maison comme abri menacé, lieu d’intimité fragilisé par les bruits du dehors. Catastrophes écologiques, guerres d’invasion, violences intrafamiliales, exil forcé… la programmation 2026 explore ce qui fait basculer un foyer en territoire exposé. Et inversement, ce qui permet, malgré tout, de refaire monde à partir d’une pièce, d’une table, d’une fenêtre ouverte.