
Tous les livres - septembre 2026

Plis et replis
Correspondances entre générations dans une famille alsacienne (1870-2024)
Serge Tadier
Certaines vérités doivent attendre des générations avant de pouvoir être révélées !
Que connaissons-nous vraiment de ceux qui nous ont précédés ? Derrière les souvenirs transmis au fil des générations se cachent parfois des silences, des choix incompris et des secrets qui continuent de modeler le présent.
Dans Plis et replis, une série de lettres, imaginées pour le récit, ouvre peu à peu les portes d'une histoire familiale authentique où rien n'est tout à fait ce qu'il paraît. Chaque correspondance apporte un nouvel indice, éclaire un événement sous un autre aspect et révèle une part de vérité. Peu à peu, les certitudes s'effacent, les destinées se croisent et le passé reprend vie.
Construit sous la forme d'un roman épistolaire, le récit ne livre jamais toutes les réponses d'emblée. Il invite le lecteur à devenir lui-même enquêteur, à rapprocher les témoignages, à interpréter les silences et à assembler, lettre après lettre, les pièces d'un puzzle humain. Cette liberté de découverte fait de chaque révélation un moment fort de la lecture.
De l'Alsace à Paris, au cœur du XXᵉ siècle, plusieurs générations se succèdent avec leurs espoirs, leurs blessures, leurs amours et leurs renoncements. À travers leurs voix se dessine une histoire où les liens familiaux, la filiation, la mémoire et la transmission prennent une résonance universelle.
Plis et replis est un roman qui fait confiance à l'intelligence et à la sensibilité de son lecteur. Plus qu'une histoire à lire, c'est une histoire à reconstituer, où chaque lettre rapproche un peu plus d'une vérité longtemps demeurée dans l'ombre.
Présentation, vente et dédicace du livre
Plis et Replis
lors de la rencontre
le jeudi 24 septembre
de 18h30 à 20h00
Gratuit sur réservation auprès de Cécile Miolanne via mail à :
aucoeurdesmots63@gmail.com
Espaces 46
46 rue de la Berbiziale
63500 Issoire

Ecrire contre le fascisme
Bertolt Brecht [Textes traduits et présentés par Irène Bonnaud]
Auteur d'un poème anti-militariste au temps de la Première Guerre mondiale, Brecht (1898-1956) est très tôt une bête noire du Parti nazi. Au tournant des années 1930, devenu marxiste et célèbre, marié à une comédienne juive, il incarne "le bolchévisme culturel" et "l'art dégénéré" honnis par Goebbels.
En 1933, il quitte l'Allemagne. Suivent quinze ans d'exil où, depuis sa table de travail, il mène sa propre guerre contre le nazisme, écrivant non seulement pièces de théâtre et poèmes, mais aussi des essais politiques : sur le rôle des écrivains dans la lutte antifasciste, la langue allemande désormais contaminée par la phraséologie nazie, ou le théâtre, perverti en grand spectacle.
Cette édition a été réalisée avec l'accord de L'ARCHE Éditeur.

Voix Vives - Anthologie 2026
90 poètes, 24 pays, 14 langues au festival de poésie de Sète - juillet 2026
Quelle place pour la poésie dans un monde déchiré par les guerres, les injustices, la haine que l’on sent monter de toutes parts ? Celle de l’écoute et de la rencontre, tout simplement. Comment répondre aux « bombes qui ne parlent pas » et « tuent des enfants, des parents de chaque côté des frontières », ainsi que l’écrit Sapho ? Par le poème, qui est le lieu de la parole qui résiste et rassemble.
À Sète, depuis plus de quinze ans, le festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée donne corps à cette parole. Des poètes venus d’Afrique du Nord, d’Europe, des Balkans et du Moyen-Orient créent un espace de fraternité, un lieu « d’insurrection douce » selon les mots de Laura Lutard. En français, en arabe, en occitan, en croate ou encore en langue des signes, les poèmes rassemblés dans cette anthologie repoussent les frontières, pour un monde aux contours plus vastes.

La nuit ravagée
Jean-Baptiste Del Amo
« — J’aimerais parfois que nos vies soient un film, continua-t-elle, et qu’on puisse appuyer sur avance rapide pour savoir ce qui nous attend.
— Ce qu’on y verrait ne nous réjouirait peut-être pas.
— Tant pis, il serait au moins encore temps de tout changer. »
Début des années 1990. Mehdi, Tom, Max, Alex et Lena vivent dans une banlieue résidentielle de Toulouse. Le quotidien ordinaire des adolescents bascule le jour où l’un de leurs camarades décède brusquement. Persuadés que la mort de celui-ci a un lien avec la maison abandonnée de l’impasse des Ormes, ils décident d’y entrer, sans se douter des périls auxquels ils s’exposent…

La solitude des professeurs est infinie
Yannick Haenel
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté.
Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d’un cours réussi.
Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman.

Olivier Rolin, le voyage de l'écriture
Elizabeth Legros Chapuis
En 1993 Olivier Rolin a déjà publié plusieurs romans et livres de voyage, quand il fait paraître cet ovni intitulé "L’Invention du monde", qui va être qualifié de tous les superlatifs possibles et imaginables. Au-delà de ce livre exceptionnel, mon essai propose une présentation globale de l’œuvre d’Olivier Rolin, afin d'en discerner les thèmes essentiels, d'examiner les parentés avec d’autres auteurs contemporains (ou pas), de voir comment les techniques de narration y étaient utilisées pour parvenir à ses objectifs. Afin de mieux faire connaître le travail de l'un des écrivains majeurs du paysage francophone.

C'était ça ou mourir
Thélyson Orélien
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l’année 2026. En cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues,
C’était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l’Odyssée de Jonas Dorléon.
Après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n’emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d’abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d’histoire franchit les frontières tantôt à bord d’un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l’espoir d’atteindre le Canada et le peu de famille qu’il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l’ICE et d’une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants.
Avec la trajectoire de Jonas, c’est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu’universel, ce roman raconte les migrations au présent — non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l’horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d’humour et de poésie, une langue d’exil qui s’apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ».
Porté par un souffle narratif irrésistible,
C’était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.

Viser Juste
Adèle Haenel
Dans son premier livre, Adèle Haenel nous fait suivre les métamorphoses d’un enfant fantôme lancé sur les traces de sa propre disparition, au travers de la vie et de l’art. Ce texte lumineux et plein d’espoir prend son énergie dans l’humour, la colère et l’amour. Scène après scène, nous suivons les personnages au rythme de l’enquête, pour comprendre comment se remettre à vivre. Forme inédite au croisement du scénario, de l’essai philosophique et du roman, Viser juste est le fruit d’une longue amitié artistique entre Adèle Haenel et Gisèle Vienne.

Hyperkarma
Nicolas Idier
« Ici-bas, il suffit d’un coup de pioche pour tomber sur un mort ou un coffre rempli d’or. Delhi n’est pas une ville, mais un réservoir, une arrière-cuisine, un débarras, une île au trésor. »
Dans les souterrains de Delhi, une enfant disparaît. Son portrait envahit les murs de la ville, accompagné d’un mot peint en lettres gigantesques : HYPERKARMA. Promesse d’une « pure nation » ou crime contre ce que l’humanité a de plus précieux ? Sita, une jeune avocate rebelle, ouvre l’enquête.




