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Le corps noir de la République - De l’esclave au député (1789-1946)


Delphine Gardey

 

Cet ouvrage apporte une contribution neuve à une histoire riche et largement méconnue : celle des parlementaires colonisés de France, de la Révolution française à la départementalisation.
Quels droits accorder aux populations et territoires colonisés ? À qui octroyer la citoyenneté ? Et qui est digne d’incarner la souveraineté populaire, de siéger à l’Assemblée nationale ou au Sénat, et de légiférer ?
En retraçant les conditions juridiques et politiques qui autorisent la présence d’anciens esclaves, de « libres de couleurs », de Noirs et de musulmans parmi les élus des assemblées parisiennes, Delphine Gardey questionne les paradoxes et bifurcations de l’universalisme républicain français en contexte colonial.
De Belley à Césaire et Senghor, de la Révolution à la Libération, des Antilles au Sénégal et à l’océan Indien, l’auteure retrace l’histoire des députés noirs et colonisés de France. Il est question dans ce livre de destins hors du commun, de promesses et de désillusions, de fidélité à la République et de luttes contre les violences et injustices coloniales. Le patriotisme républicain cède alors le terrain aux solidarités panafricaines et décoloniales.








Aventurier mythique

du XVIIIe siècle,

escrimeur réputé invincible,

compositeur talentueux qui influença Mozart,

cavalier de la Garde du roi,

agent secret,

puis colonel d'un régiment d'Africains

et d'Antillais de l'an II,

Joseph de Bologne

de Saint-George (1745-1799)

est le fils d'une esclave de la

Guadeloupe et d'un ancien mousquetaire


 

Désir dingue


Aurélien Dony


Dingue de désir. Lorsqu’il la rencontre, son cœur et son corps s’affolent. Mais entre elle et lui, un invisible obstacle : il peut la désirer, mais l’aimer lui est interdit. Entre eux, pas de mots d’amour pour évoquer ce qu’ils vivent. Alors, nous dit-il, « je pose sur ma langue des mots-désir pour approcher mon corps et tutoyer le sien. » Tutoyer le corps de l’autre, embrasser ce désir réciproque qui bouleverse les sens, accepter d’être traversé, emporté, chaviré… et renouer ainsi avec son propre corps. Dans une langue dense et charnelle, Aurélien Dony fait valser nos certitudes, nous invitant à poser des mots sur notre désir, cet espace de tous les possibles. « J’écris des poèmes pour conserver dans l’écriture sa présence à ma peau », nous dit-il enfin. Un manifeste tendre et joyeux pour l’amour libre – celui qui embrase d’un seul mouvement nos cœurs, nos corps et nos mots.




Masterclass et restitution avec

Aurélien Dony

et Laurence Vielle

les 5 et 6 juin 2026



Des rencontres pour présenter le livre




La bonbonnière des Wagowski


Coralie Vankerkhoven


En 1926, Wolf Wagowski, originaire de Łódź en Pologne, émigre en Belgique. En 1929, sa future femme, Johanna Goldberg, quitte Cologne en Allemagne et vient vivre avec lui à Bruxelles. Tous les deux sont Juifs.


Janvier 1943. Un train part de Malines à destination d’Auschwitz. A bord, parmi des centaines de déportés, se trouvent Wolf et Johanna. Ils n’en reviendront pas. A défaut de les avoir aidés, la grand-mère de Coralie Vankerkhoven en portera la culpabilité jusqu’à sa mort.


Dans La bonbonnière des Wagowski, écrit sous la forme épistolaire, Coralie Vankerkhoven imagine, en se référant aux documents d’époque, quelle a été leur vie ainsi que celle de leurs proches restés en Pologne et en Allemagne. Au fil des lettres qui, de 1929 à 1943, s’égrènent jusqu’à la catastrophe finale, la menace se fait plus précise, l’existence devient plus précaire, tandis que l’impensable s’installe inexorablement.




Deux familles juives dans la tourmente

Un article sur le blog

des Lettres belges francophones

Les Carnets et les Instants


 

Edgar Hilsenrath, la voie de l'impertinence


Agathe Pin-Chomette


Écrivain inclassable et iconoclaste qui a traversé le XXᵉ siècle, Edgar Hilsenrath (1926-2018), né en Allemagne dans une famille juive, doit fuir le nazisme en 1938 et s’exiler. Son errance durera quarante ans, au cours desquels il parcourra le globe, du ghetto ukrainien à New York, où il vivra plus de vingt ans, en passant par la Roumanie, la Palestine, la France et l’Arménie. Il ne retrouve l’Allemagne et Berlin qu’en 1975. Il est l’auteur de nombreux textes, dont huit romans, qui nous mènent de la nuit interminable de la Shoah des ghettos de Transnistrie à une expédition déjantée de mafieux douteux sur fond de guerre froide. 


Avec ce récit biographique, Agathe Pin-Chomette signe un véritable plaidoyer à la (re)découverte de l’œuvre d’un auteur à l’impertinence et à l’humour contagieux. Elle raconte sa vie de rescapé et d’écrivain – un autre roman, au fond –, une vie guidée par l’amour de sa langue, l’allemand, et par l’envie d’en découdre avec la mémoire, les conventions, et les intellos.




L'intégralité de l'oeuvre d'

Edgar Hilsenrath

chez son éditeur Tripode



Edgar Hilsenrath,

rire tragique

sur France Culture

(4 juin 2022)


 

Retour au pays de Jossel Wassermann


Edgar Hilsenrath


La guerre. Un froid glacial s’est abattu sur le village de Pohodna. Les habitants juifs de ce shtetl ont reçu l’ordre de rejoindre le wagon qui les attend à la gare. À l’intérieur, oubliant l’obscurité et la crainte, le rabbin confie à l’esprit du vent : « Ils ne savent pas que nous avons emporté le meilleur. » « Et c’est quoi, le meilleur ? » demande le vent. Et le rabbin de répondre : « Notre histoire. Elle, nous l’avons emportée avec nous.»


Dans Le Retour au pays de Jossel Wassermann, Hilsenrath réincarne avec force l’univers des shtetls, ces petites communautés juives éparpillées dans l’est de l’Europe avant que la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ne les réduisent à néant.