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Colette et le cinéma


Paola Palma


Dans tous les domaines de son activité débordante, Colette (1873-1954) se signale par la modernité de sa démarche. Animée d’une grande curiosité intellectuelle et artistique, et dotée d’une clairvoyance fascinante aujourd’hui encore, c’est naturellement qu’elle s’est tournée vers le cinéma. Même si les contacts de l’écrivaine avec l’univers du 7e art restent peu connus.

Pourtant, dès les années 1910, Colette est parmi les rares intellectuels qui cherchent à comprendre le phénomène historique, culturel et artistique qu’il est destiné à devenir. Comme des premiers écrivains à faire entrer le cinéma dans son univers romanesque et à avoir aussi une activité de scénariste et de dialoguiste.




Un article de

Frédéric Maget,

« Paola Palma, Colette

et le cinéma »



Une page sur

Colette




Hannah Arendt


Elisabeth Young-Brueh (republié au format poche ; initialement publié en 1982)


Elisabeth Young-Bruehl (1946-2011) fut élève de Hannah Arendt et connut même certains de ses proches, dont elle recueillit le témoignage. C’est dire si la biographie qu’elle consacra en 1982 à l’auteur des Origines du totalitarisme est un document de première main depuis longtemps devenu une référence.
Autant que dans un itinéraire exceptionnel, ce dans quoi elle nous invite à plonger, c’est dans les principaux débats du siècle, auxquels Hannah Arendt prit part sans jamais en rabattre sur son indépendance d’esprit ou sa lucidité, que ce soit face au totalitarisme (elle fuit le nazisme en 1933) ou face à l’engagement américain au Vietnam. De la création de l’État d’Israël au mouvement pour les droits civiques, en passant par la révolte de la jeunesse des années 1960 et le procès Eichmann : rien de ce qui est politique ne fut étranger à cette grande conscience de son temps.
Biographie d’une femme, donc, autant que biographie d’une œuvre, tant les grandes étapes de cette vie sont intimement liées à une pensée qui n’eut de cesse qu’elle n’ait défini la notion même d’« événement ».




Une page sur

Hannah Arendt




Réédition au format poche de cinq livres à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance



Une page sur

James Baldwin



Hannah Arendt - Biographie


Thomas Meyer


Philosophe, journaliste, politologue, professeure et bien sûr autrice d’œuvres majeures de théorie politique, Hannah Arendt est une figure intellectuelle incontournable du XXème siècle.
D’innombrables volumes ont été consacrés à Arendt, à ses thèmes de prédilection – le totalitarisme, la modernité, la liberté – ou encore à son analyse du procès d’Eichmann. Sa personne et ses écrits ont suscité autant de fascination que de critiques.
À partir de sources inédites et dans une approche qui diffère radicalement d’ouvrages récents, Thomas Meyer brosse un portrait fascinant d’Hannah Arendt ancré dans son époque, particulièrement les années parisiennes qui ont suivi sa fuite d’Allemagne et son séjour aux États-Unis jusqu’à la publication de son premier grand livre, Les Origines du totalitarisme.
Point de départ d’une nécessaire réévaluation de la vie et de l’œuvre d’Arendt, cette biographie ouvre de nouvelles perspectives sur sa pensée révolutionnaire, sa vie mouvementée et son parcours intellectuel passionnant.




Une page sur

Hannah Arendt




Madeleine, résistante - Tome 4 : l'ange exterminateur


BD de Madeleine Riffaud (Auteur), JD Morvan (Auteur) et Dominique Bertail (Illustrations)


24 août 1944. Madeleine - alias Rainer - et ses camarades FFI de la Saint-Just sont brutalement tirés de leur sommeil par un milicien lâchement embusqué sur les toits parisiens. Une fillette innocente tombe sous ses balles. Folle de rage, Madeleine se lance alors elle-même sur les toits pour rendre justice... Elle reçoit ensuite une mission inattendue : éliminer un traître dont la réputation de résistant est pourtant intacte au sein des FFI. Une mission d'« ange exterminateur » si délicate que Madeleine Riffaud, disparue en 2024, gardera jusqu'au bout le secret de l'identité du traître, même face à Jean-David Morvan et Dominique Bertail.

À travers ce quatrième tome, vivez la libération de Paris à hauteur de combattante, puis les douloureux constats qui en découlèrent.



Les 3 premiers tomes




Anne Sylvestre - La magicienne


Jean-Daniel Belfond


Pendant plus de soixante ans, que ce soit en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec, Anne Sylvestre (1934-2020) a été ovationnée par un public exigeant, sensible à la beauté de ses textes, à la singularité de ses mélodies.
Si ses fabulettes la firent connaître de centaines de milliers d'enfants, son répertoire pour adultes (" Mon mari est parti ", " Non, tu n'as pas de nom ", " Une sorcière comme les autres ", " Juste une femme ", en tout près de trois cents chansons) l'a inscrite parmi les créateurs majeurs de son époque, aux côtés de Brassens, Brel, Béart ou Léo Ferré.
Aussi à l'aise dans le tour de chant que dans des spectacles à thèmes, cette magicienne des mots et des notes fut la chroniqueuse de son époque, fustigeant les injustices : femmes humiliées, violées, terre nourricière blessée, droits bafoués... au point de devenir l'icône de la chanson féministe d'aujourd'hui.
Fan d'Anne Sylvestre depuis l'enfance, l'auteur a noué durant quatre décennies une complicité avec l'artiste. Des souvenirs personnels et cinquante interviews de proches nourrissent cette biographie.




« Je ne ferais que passer » – Regards sur Anne Sylvestre

Maison de la Poésie



Emma chante Anne
du15 au 20 décembre 2025




La Plume du Condor


Pablo Daniel Magee


Récit au souffle littéraire et à l’intensité documentaire exceptionnelle, La plume du Condor retrace la vie de Martín Almada, l’homme qui mit au jour en 1992 les archives de la Terreur : plus de cinq tonnes de documents secrets révélant l’existence de l’opération Condor, réseau transnational de répression coordonné par les dictatures sud-américaines dans les années 1970.


En 1978, après trois années dans les geôles paraguayennes du sanguinaire général Stroessner pour « crime de terrorisme intellectuel », Martín Almada parvient à gagner le Panama, puis la France, qui lui accorde l’asile. Pendant dix ans il va, à son tour, traquer le Condor. Devenu « le chasseur de Condor », il incarne, dans ce récit à la fois intime et historique, la résistance des peuples face à la terreur d’État.


Pablo Daniel Magee signe une non-fiction sous forme de fresque haletante, mêlant enquête, mémoire et souffle romanesque. À travers une langue foisonnante, incarnée, traversée par la poésie et la rage, l’auteur redonne vie à celles et ceux qui ont osé affronter l’invisible et briser le silence.





Chanson bretonne  suivi de L'enfant et la guerre


J.M.G Le Clézio (réédition au format poche)


« Les champs alentour avaient été fauchés et la chaleur de la paille nous enivrait, nous transportait. Nous courions avec les gosses dans les chaumes piquants, pour faire lever des nuages de moustiques. Les 2 CV des bonnes sœurs roulaient à travers champs. Les groupes d’hommes se réunissaient pour regarder les concours de lutte bretonne, ou les jeux de palets. Il y avait de la musique de fanfare sans haut-parleurs, que perçaient les sons aigres des binious et des bombardes. »

À travers ces « chansons », J.M.G. Le Clézio propose un voyage dans la Bretagne de son enfance, qui se prolonge jusque dans l’arrière-pays niçois. Sans aucune nostalgie, il rend compte de la magie ancienne dont il fut le témoin, en dépit des fracas de la guerre toute proche, par les mots empruntés à la langue bretonne et les motifs d’une nature magnifique.





Nous serons la tempête


Jesmyn Ward


La toute première arme que j'ai tenue a été la main de ma mère.

Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n'est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l'homme qui a violé sa mère, se débarrasse d'elle avec d'autres esclaves.
Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu'elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d'être arrachées à leur terre, ont été les guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l'honore.
Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l'esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l'orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu'un jour, elle et ses frères et sœurs de malheur seront tempête...




Un entretien avec

Jesmyn Ward

sur RFI



Un entretien sur le site

EN ATTENDANT NADEAU




Droit dans les yeux


La Grande Librairie (Préface : Augustin Trapenard)

 
À l'arrivée d'Augustin Trapenard, La Grande Librairie inaugure en septembre 2022 sa nouvelle formule avec une séquence finale dans laquelle un auteur lit, face caméra, un texte qu'il a écrit spécialement pour l'émission.
 
" Droit dans les yeux " offre une tribune libre aux plus grands écrivains de notre époque. Fiévreuse, tendre, éloquente, profonde... Qu'elle s'attache à l'actualité ou questionne le rôle du livre et de la lecture, leur parole ouvre une parenthèse dans le temps médiatique.

Prix Nobel de littérature, romanciers, auteurs de polars et de science-fiction, poètes, écrivains pour la jeunesse, bédéistes, scénaristes, historiens, philosophes, anthropologues... Ensemble, ils livrent une admirable démonstration de leur talent et nous rappellent à quel point, dans une société en quête de sens, leur voix est essentielle.





Le viol, notre culture


Bérénice Hamidi


Depuis #Metoo, une expression a émergé dans le débat public : culture du viol. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivons dans une société pro-viol. Elle désigne l’ensemble des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle non négligeable dans la diffusion de ces représentations. Cet essai interroge donc le rôle des œuvres – toutes les œuvres, les grands classiques comme la pop culture – et explore les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni, avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.



Abécédaire du 13 novembre - La terreur en toutes lettres


Catherine Brun


Dix ans après les attaques terroristes du 13 novembre 2015, les plaies ne se sont pas refermées. Il est d’autant plus nécessaire de prendre la mesure des traces et des impacts de cet événement monstre dans et pour la société française. Cet abécédaire, conçu par l’équipe « Écrire le 13 novembre, écrire les terrorismes » propose de le faire en interrogeant les témoignages ou chroniques, romans et récits, pièces de théâtre, poèmes, chansons, bandes dessinées, ouvrages de littérature de jeunesse et théâtre jeunes publics qui leur ont fait écho. Contre les synthèses de façade, ses éclats alphabétiques prennent acte des désagrégations. Ils permettent à chaque lectrice et lecteur de s’emparer du choc et de ses répliques, pour entrer en dialogue avec des subjectivités créatrices.



 

Cric ! Crac ! - Les taupes passent à l'attaque


Aurélien Dony (illustrations : Nina Neuray)


Mira, une petite taupe moins disciplinée que ses autres congénères, a l’habitude de prendre des pauses au soleil avec son amie Mireille. Ce petit secret bien gardé va lui permettre de découvrir ce que les humain·es trafiquent à la surface… et ça ne lui dit rien qui vaille.

« Il s'agit du tout premier livre jeunesse du poète écrivain Aurélien Dony. Une très chouette fable écologique énergique, qui célèbre l’amitié, la solidarité, la vigilance et la résistance. Une histoire racontée de façon fluide et rythmée, magnifiquement servie par les illustrations délicieuses de Nina Neuray. »




Présentation sur le site

Le Carnet

et les Instants




Passagères de la nuit


Yanick Lahens


Toujours avancer sans se retourner, c’est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince.

Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n’a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d’un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d’Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l’avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n’a plus jamais accepté de se soumettre au désir d’un homme. Confiante dans la force qu’elle a tôt transmise à sa petite-fille en l’invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n’hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d’un homme qui traverse la ville en libérateur.

En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C’est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d’émancipation.

Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l’autre « une semblable, une sœur échappée à la rudesse des conventions », la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l’histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance.





Tambora


Hélène Laurain


Une mère nous parle de ses deux filles, qu’elle voit amples comme des villes en expansion. La première est déjà là quand le récit commence, la seconde naîtra bientôt, après la perte d’un autre enfant lors d’une fausse couche. Ici, la temporalité de la maternité domine : celle de grossesses compliquées, d’hôpitaux et de services des urgences, la temporalité d’un corps qui produit, parfois sans qu’on le veuille, la temporalité de la naissance, celle des soins, ou des désirs trop souvent empêchés.

Mais d’autres réalités existent aussi, se faufilent et tentent de prendre leur place : un manuscrit qui intéresse un éditeur, des confinements, qui ne changent pas grand-chose lorsqu’on doit rester alitée, la catastrophe environnementale qui se déploie, gigantesque, et fait songer à la fin du monde que l’humanité a cru vivre en 1815 quand l’éruption du volcan Tambora plongea une partie de la Terre dans le froid et l’obscurité.

Hélène Laurain écrit avec cela, et écrit tout cela, avec crudité parfois. Son livre conjugue récit, réflexions et poésie, et nous emmène à la rencontre d’un monde incertain.



 

Les deux tilleuls


Francis Grembert


Les instants, les pastels, les brumes, ce qui sommeille dans les herbes folles est immense. Toute chose arrachée à l’oubli est une victoire. La vie m’a pris mon frère et m’a donné le souvenir de sa présence. je ne veux rien laisser partir au vent. Les deux tilleuls approuvent. Ils m'écoutent dire François et moi. Ce sont de bons arbres, avec une ombre parfumée qui ne saurait mentir.

Voici, dans les paysages du nord de la France, dans une ferme parmi les champs, la très émouvante histoire de Francis et François - deux frères de sept et quatre ans. Leur lien si tendre, indéfectible, trouve ici, grâce à la littérature, son plus juste écho.



L'Infiniment Moyen et plus si infinités dans les limites finies d'une édition minimaliste


Marc-Antoine Mathieu


Ne passez pas à côté du nouveau dispositif de Marc-Antoine Mathieu. Avec ce nouvel album, il expérimente la notion d'infiniment petit en réduisant son format d'exécution à celui d'un timbre-poste...

Défini par l'auteur lui-même comme « ...une folie, au sens architectural du terme », cet ouvrage, réalisé au format de publication (chaque original occupant un espace de moins de 2 cm2) met en scène deux personnages, l'un physicien, l'autre philosophe, glosant sur les caractéristiques de l'infini, et plus particulièrement sur celles liées à l'infiniment petit. Livré avec une loupe, sous coffret.




Marc-Antoine Mathieu

Soirée des Bouillons

à Angers, le 11/12/2025

à 19h

  • En préparation


 

Une journée dans la vie d'Abed Salama - Anatomie d'une tragédie à Jérusalem


Nathan Thrall (prix Pulitzer 2024 - Réédition en poche Novembre 2025)


Le 16 février 2012 s’annonce comme une journée ordinaire pour Abed Salama, un Palestinien des Territoires occupés. Tôt le matin, son fils Milad est parti en excursion avec son école. Très vite, cependant, Abed apprend qu’un bus a été percuté par un semi-remorque sur une route sous contrôle israélien mais très mal entretenue car empruntée pour l’essentiel par des Palestiniens. C’est pour lui le début d’une quête semée d’obstacles pour retrouver son fils. À partir de ce fait divers au bilan dramatique – sept victimes brûlées vives –, dont il dissèque l’implacable chaîne de causalités, Nathan Thrall examine le quotidien des habitants de cette région et parvient à saisir ainsi une réalité géopolitique complexe. Le récit qu’il nous livre est aussi bouleversant qu’essentiel.




L’odyssée de Joseph Basmadjian  et autres récits d’enfants arméniens


Kevork Apélian


En 1915, un million et demi d’Arméniens ont péri, beaucoup d’entre eux dans le désert syrien. Cependant, d’autres ont survécu et ont parfois dû mener une vie totalement étrangère à la leur.
Au terme de six ans de recueil, de témoignages et de recherches, Kévork Apélian rapporte les récits de vie de vingt de ses compatriotes arméniens pris dans la tourmente de la guerre, du génocide et de la déportation. Cinq d’entre eux sont originaires comme lui de Korkune, un petit village situé à la périphérie de Kessab, en Syrie.
Chaque vie présentée ici a été une odyssée terrible à endurer. Car si la mort est définitive, vivre en sachant qui l’on est et ne pas pouvoir revendiquer sa place dans sa nation ou sa culture est une souffrance sans fin.
Certaines de ces aventures se terminent bien : les protagonistes ont pu renouer avec leurs proches, grâce à d’étranges coups du sort. Toutefois, d’autres histoires restent non résolues, parce que la génération précédente a disparu en emportant avec elle les précieux souvenirs d’un parent, qui ont ainsi été perdus et ne pourront jamais être retrouvés.





De nouvelles couvertures illustrées à partir de clichés personnels


Il y a trois ans, Annie Ernaux devenait la première lauréate française du prix Nobel de littérature. Aujourd’hui, la collection FOLIO vous invite à (re)découvrir ses romans dans de nouvelles éditions illustrées à partir de clichés personnels.

 

Découvrez-les sur le site de la collection FOLIO et laissez-vous guider par notre promenade littéraire à travers son oeuvre.




Un dossier

Annie Ernaux




La fierté de Gaza


Emmanuel Dror


Face au désastre, les femmes, les hommes et les enfants de Palestine ont toujours trouvé les ressources pour se relever. Pierre par pierre, ils et elles reconstruisent inlassablement ce bout de terre, comme après chaque guerre, chaque massacre, chaque exil. L'auteur, de par ses engagements et ses liens avec cette région, a ressenti la nécessité de faire connaître les multiples facettes de ce qui fait la fierté de Gaza. La lumière est mise sur la créativité, l'ingéniosité, le courage... qualités qui permettent à ce peuple de résister depuis des décennies. Il nous invite à regarder Gaza autrement, à rencontrer ses artistes, ses journalistes, ses ingénieur.es, ses soignant.es...  Pour redonner espoir dans ses capacités à se libérer du joug colonial.





Irène Némirovsky, une vie inachevée


Dominique Missika


Irène Némirovsky est un vrai personnage de roman, une héroïne complexe, ardente et torturée. Il y a son œuvre puissante, miraculeusement ressuscitée grâce au prix Renaudot décerné à titre posthume en 2004 à Suite française, son roman inachevé. Mais sa vie elle-même est follement romanesque. Il faut dire qu’elle l’a traversée comme un tourbillon, ne cédant sur aucun de ses désirs, réussissant à faire coexister en elle l’écrivaine, la femme, et la mère.

Après avoir fui la révolution russe dans un traîneau, après avoir été, jeune fille au temps des Années folles à Paris, une star avec le succès retentissant de son roman David Golder, puis une épouse comblée et une mère tendre, Irène semblait heureuse, avant-guerre. Forcément heureuse ? Image trompeuse. Suivez-la, suivez-moi.



 

Femmes de Paris, Femmes de lettres - Et autres portraits inédits


Irène Némirovsky


Femmes de Paris, femmes de lettres est un texte unique dans l’œuvre d’Irène Némirovsky. Conçu comme une balade à travers les époques sur les traces d’écrivaines célèbres, il fait revivre Christine de Pisan, Madame de Sévigné, George Sand ou Anna de Noailles, en une suite de saynètes pleines d’esprit et de cette ironie mordante dont elle a le secret.
Ce recueil de textes inédits compte aussi la Vie de l’impératrice Joséphine et Émilie Plater - récit d’une jeune héroïne lituanienne qui a participé à l’insurrection polonaise de 1831 contre l’envahisseur russe - ainsi qu’un autoportrait et plusieurs critiques littéraires.



 

Nombreux seront nos ennemis


Geneviève Desrosiers


Nouvelle édition d’un recueil de poèmes posthume que nous avions d’abord fait paraître en 1999 et qui a été rapidement épuisé. Il a ensuite connu trois autres éditions et de nombreuses réimpressions. Ce recueil est devenu au fil des années un véritable livre culte, suscitant un enthousiasme qui perdure. Il a été commenté, étudié, repris de nombreuses fois sur scène. Il s’agit d’un livre important, d’un ensemble d’une rare force : il suffit pour s’en convaincre de lire au hasard l’un des poèmes achevés de la première partie. Nous sommes persuadés que peu de gens peuvent résister à la tristesse et au vif amour de la vie et de la langue qui sont ici littéralement mis en jeu. La présente édition comporte un court texte inédit de l’auteure au sujet de son « gâteau de mariage en métal », accompagné d’une photographie de cette sculpture. On y retrouve aussi, en hommage à Hélène Monette, le texte qu’elle nous avait donné comme préface à la deuxième édition en 2007 et qui n’avait pas été reproduit dans les parutions suivantes.




La poésie de Geneviève Desrosiers

Un article de

En attendant Nadeau




Jouer le jeu


Fatima Daas


« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ?

Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »

Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.

Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.

Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer.




Avec "Jouer le jeu"

Fatima Daas

prend le modèle méritocratique

à contre-pied




En Première ligne


Mykhaïle Semenko  [Recueil bilingue ukrainien/français]


Un soldat qui fume des clopes, un aviateur qui virevolte dans les airs, une centrale hydroélectrique, le métro, la vitesse… Les premiers écrits de Mykhaïle Semenko, d’inspiration futuriste, accordent une place majeure aux thèmes urbains et aux expérimentations formelles. Avec cet écrivain inventif et visionnaire, souvent provocateur, la poésie entre de plain-pied dans la modernité. Mais l’histoire qui est à l’œuvre dans le monde soviétique modifie la trajectoire de son existence. Confronté à la guerre, à la terreur stalinienne puis au goulag, il devient le chantre d’une génération sacrifiée, le hérault de la Renaissance fusillée. Pour nous, lectrices et lecteurs qui découvrons des pans entiers d’une mémoire occultée, le passé chante aux portes de l’avenir. Il y avait Maïakovski, il y avait Apollinaire, il y avait Lorca. Il y aura désormais Semenko.